La revue de presse des animaux : Des cadavres de bêtes pour fabriquer du ciment?!

chien crédit photo Flickr dimitridfAu menu de la revue de presse des animaux : une superbe application pour partir à la découverte des espèces en voie de disparition, des carcasses de bêtes qui servent de carburant pour fabriquer du ciment et des épilations qui mettent les morpions à la rue ! A écouter ci-dessous.

 

 

[audio:http://www.neo-planete.com/wp-content/uploads/2013/01/revue-de-presse-des-animaux-du-22-janvier.mp3|titles=revue de presse des animaux du 22 janvier]

Références musicales

« La vache folle » – La harissa     « La guerre des poils » – Noga

Version écrite de la revue de presse

application TogetherQuand la technologie rime avec préservation de la biodiversité, cela donne une application qui met en lumière les espèces en voie de disparition. Du moins c’est le but du biodiversité,avec Together, une application gratuite pour iPad qui propose d’approcher ces animaux à travers une expérience interactive. Baleines, éléphants, rhinocéros et autres espèces fascinantes (que le WWF s’évertue à protéger) y sont représentées à travers des programmes ludiques. On apprend en effet sur le site docnews.fr qu’en naviguant vous avez accès à chaque portrait d’animal qui comprend un application Togethercontenu éditorial, des vidéos, des photos étonnantes, des faits insolites et des notices téléchargeables d’origami. Une camera est même mise à votre disposition pour vous permettre de voir comme un tigre tandis qu’un outil de localisation vous indique la distance à laquelle vous vous trouvez des autres espèces. Mais si vous préférez vous mettre dans la peau d’un manchot ou d’un panda, vous pouvez également glisser sur la banquise et couper des bambous.

chat crédit photo Flickr myri_bonnieLa vache folle a conduit à une idée suisse qui va faire dresser les cheveux de certains propriétaires d’animaux de compagnie… En effet, le site de la radio régionale RTN nous apprend que ces bêtes peuvent finir en combustible afin de fabriquer du ciment ! Une fois morts, leurs corps, qui sont conservés dans le congélateur des vétérinaires, sont stockés au centre cantonal neuchâtelois de collecte de sous-produits animaux à Montmollin ; un centre qui recueille déjà les carcasses des animaux d’élevage agricole, ainsi que le gibier. Les cadavres sont ensuite acheminés dans le canton de Berne pour subir des traitements dans une des deux entreprises suisses chargées de l’élimination des dépouilles de bêtes. On leur retire l’eau, la graisse et les protéines pour obtenir une poudre brunâtre, légèrement graisseuse. Celle-ci est acheminée par camion-citerne dans les cimenteries de la région où elle va servir de combustible alternatif à la fabrication du ciment. Mais d’où vient ce concept ?  Après le scandale de la vache folle dans les années 90, il a fallu trouver une manière radicale d’éliminer les cadavres d’animaux. Les fours des cimenteries sont alors devenus des crématoires parfaits  avec leur très haute température (2000 degrés), qui détruit toute matière organique. Ainsi, les maladies ne peuvent pas se propager !

Morpions crédit photo prevaction.orgAllez, pour finir cette revue de presse, je vous pose une petite colle de Courrier International : quel est le seul animal qui change de sexe en une seconde ? Réponse : le morpion, bien sûr ! Cette petite bêbête au look pas très sympathique passe des poils pubiens d’un partenaire à l’autre assez facilement. Le hic, c’est que l’épilation brésilienne est à la mode. Les morpions deviennent des SDF qui  ne risquent pas de retrouver facilement une maison puisqu’environ 80 % des étudiants américains n’ont pas ou peu de poils pubiens. Je vous donne un autre chiffre : une clinique australienne spécialisée dans les maladies sexuellement transmissibles n’a pas vu un seul de ces parasites sur une patiente depuis… 5 ans ! Faute de zones pileuses pour pondre ses œufs, les poux pubiens sont en voie d’extinction. Vive la guerre des poils !

 

 

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Emilie Villeneuve

Sa licence de journalisme en poche, elle s’envole pour la Réunion où elle arpente l’île en tant que journaliste radio au sein de RFO. Une fois revenue en métropole, Emilie se consacre à l’environnement et au bio avec Bioaddict.fr et pige également en tant que journaliste web avec DDMagazine.com. Elle intègre la rédaction de Néoplanète en avril 2011 dont elle est aujourd'hui la rédactrice en chef adjointe du site et de la webradio. Elle fait également partie de l'équipe de "Bougez Vert", émission diffusée sur Ushuaïa TV.