La revue de presse des animaux : des babouins pourchassés au paintball en Afrique du Sud !

Au menu de la revue de presse des animaux : des babouins du Cap qui se font suivre aux paintball, un Russe prêt à tout pour protéger les derniers tigres de Sibérie et des ours qui peuvent toujours se faire de la bile. A écouter ci-dessous. (03’34)

 

 

 

Références musicales

« Singe savant » – Carmen Maria Vega      « L’Espérance en l’Homme » – Claude Nougaro

[audio:http://www.neo-planete.com/wp-content/uploads/2012/11/la-revue-de-presse-des-animaux-du-16-novembre-2012.mp3|titles=la revue de presse des animaux du 16 novembre 2012]

Version écrite de la revue de presse

Les babouins qui trainent dans la banlieue du Cap ont en ce moment chaud aux fesses ! Ces singes d’Afrique du Sud descendent des montagnes pour piller de la nourriture dans les maisons et les voitures de la ville, dont ils ont appris à ouvrir les portes. Les agents municipaux ont donc décidé d’employer un arsenal original : le paintball. Les animaux sont en effet aspergés de peinture par des fonctionnaires qui les suivent. Cette technique s’avère efficace. Les singes ont très vite appris à reconnaitre le pistolet et à esquiver les balles de peinture. En effet, ils n’aiment pas qu’on leur lance des projectiles apprend-on sur le Point.fr. Le but étant aussi de les repousser dans leur espace naturel… Ils doivent donc comprendre que l’espace urbain leur est hostile. Ne dit-on pas « être malin comme un singe ?!

Dans l’Extrême-Orient russe, les tigres sont poursuivis quant eux par des balles réelles. Sergueï Bereznuk, directeur de Phoenix Fund, une ONG environnementaliste et lauréat du prix Rolex 2012 pour l’esprit d’entreprise, tente de sauver le tigre de Sibérie. Un emblème national qui se trouve entre la frontière chinoise et la mer du Japon. On apprend dans le Figaro magazine que cette région abrite 350 à 500 tigres tandis qu’à l’échelle mondiale on en compte 4 000 à l’état sauvage, contre 100 000 en 1900. Malgré l’interdiction de la chasse au tigre mis en place depuis 1947, le braconnage fait un ravage de puis que la perestroïka a ouvert les frontières avec la Chine. Les Chinois sont très friands d’organes, d’ossements et de peau de ce félin pour des supposées potions médicinales et aphrodisiaques. Actuellement le sort du tigre de Sibérie dépend de quelques gardes de réserves nationales et à la passion de Sergueï Bereznuk. Il va jusqu’à mettre en place des programmes éducatifs dans les écoles et organise le Festival du tigre à Vladivostok. Il rencontre aussi les habitants, traditionnellement chasseurs, pour les convaincre de préserver les forêts et les animaux qui servent de repas aux carnassiers comme les cerfs. Car en manque de nourriture, le tigre de Sibérie peut s’attaquer aux chiens et  aux troupeaux du village, entrainant parfois des battues. Tous ces efforts portent un peu leurs fruits puisque sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature, le tigre de Sibérie n’est plus mentionné espèce «en danger critique d’extinction» mais espèce «en danger». En attendant les braconniers restent les plus gros prédateurs de ces tigres qui les piègent en les attirant avec des chiens ou des restes d’ongulés malgré les amendes qu’ils encourent. Une petite somme comparée au marché lucratif du tigre : une dent de tigre rapporte 700 euros tandis qu’une peau 16 000 euros.

Et en parlant de marché lucratif, terminons par une nouvelle révoltante. On apprend toujours dans le Figaro magazine que le Vietnam va fermer l’unique refuge qui sauve des ours torturés pour leur bile. Pour rappel, ce pays est le dernier pays au monde où les ours noirs sont légalement attachés dans des cages étroites où un cathéter permanent pompe dans leur vésicule biliaire le fluide deux fois par jour. Pour les autorités, le refuge n’offrirait pas assez de place aux survivants. Les défenseurs de ces animaux n’y croient pas. En effet, ce business très rentable attire de nombreux touristes sud-coréens. N’hésitez pas donc à vous rendre sur twitter et à taper hashtag stoptheeviction pour trouver la campagne de protestation à la fermeture du refuge d’ours.

 

 

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Emilie Villeneuve

Sa licence de journalisme en poche, elle s’envole pour la Réunion où elle arpente l’île en tant que journaliste radio au sein de RFO. Une fois revenue en métropole, Emilie se consacre à l’environnement et au bio avec Bioaddict.fr et pige également en tant que journaliste web avec DDMagazine.com. Elle intègre la rédaction de Néoplanète en avril 2011 dont elle est aujourd'hui la rédactrice en chef adjointe du site et de la webradio. Elle fait également partie de l'équipe de "Bougez Vert", émission diffusée sur Ushuaïa TV.