Anti-gaspi :

La nouvelle tendance : finis ton assiette !

Manger votre assiette ou votre bol… la réflexion anti-gâchis suscite une créativité réjouissante qui passionne chefs et artistes. Au point d’intéresser les industriels.

"Petits riens du tout" crédit Martine Camillieri
« Petits riens du tout » crédit Martine Camillieri

Écoutez Yolaine de la Bigne derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 13h30, 16h30, 19h45, 23h45 et 03h30 !

Écoutez la chronique de Yolaine de la Bigne :


Version écrite de la chronique :

Il y a au moins un sujet qui fait l’unanimité c’est le gaspillage alimentaire, qui inspire un nouveau concept : l’assiette qui se mange.

Le but est bien sûr d’éviter la vaisselle avec tout ce qu’elle entraîne d’énergie, de déchets jetés notamment pour la vaisselle plastique des pique-niques… Du coup, on voit de nouvelles idées souvent drôles. Par exemple, au restaurant les Bols de Jean du chef Jean Imbert, on vous sert votre plat servi dans un pain toasté. Cela n’a l’air de rien mais il a fallu 18 mois de recherches à Jean Imbert qui a demandé au célèbre boulanger Eric Kayser d’y travailler avec lui. Ensemble, ils sont parvenus à créer des bols avec un pain « moelleux mais pas trop », légèrement imbibé d’huile d’olive qui donne une mixture capable de contenir un bouillon avec des légumes de saison. Qui sait un jour nous n’aurons plus d’assiettes car nous les mangerons toutes à la fin du repas !

L’idée est appétissante en tout cas ! Vous en avez une autre dans le même genre ?

Oui en Belgique, la start-up Do Eat, s’intéresse aux projets éco-responsables des jeunes de moins de 25 ans. Comme Héléne Hoyois et Thibault Gilquin, qui ont créé des verrines comestibles à base d’eau et de fécule de pomme de terre. En apparence, on dirait des petites feuilles de papier blanc à plier. On peut d’ailleurs choisir de les fabriquer nous-même et même les décorer avec un feutre à encre comestible. C’est une belle idée pour lutter contre le gâchis puisqu’ils utilisent des épluchures qu’ils transforment en cuillères, plats et autres ustensiles capables de contenir des liquides pendant 24h. Elles sont donc conçues pour être mangées et le site doeat.com donne même des recettes !

Je m’imagine déjà me mettre en cuisine pour préparer mes bols de soupe !

petits-riens-du-tout-12Vous les cuisinerez ou les achèterez. La plasticienne Martine Camillieri crée déjà des services mangeables qui intéressent beaucoup les industriels. Elle se sert des feuilles de chou vert comme assiettes, de céleri comme paille. Elle utilise des galettes de riz moulées pour y mettre du gaspacho, par exemple. Cette artiste qui travaille depuis longtemps sur les enjeux de l’écologie est la pionnière de ce nouveau mouvement de la vaisselle comestible. Elle a imaginé une collection de vaisselle totalement biodégradable, sa collection « Petits riens » qui est exposée au Centre Pompidou, excusez du peu. L’économie circulaire au musée, c’est pas beau ça !

585Cette chronique a été diffusée le 29 février sur Sud Radio en partenariat avec ENGIE acteur de la transition énergétique

 

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Emilie Villeneuve

Sa licence de journalisme en poche, elle s’envole pour la Réunion où elle arpente l’île en tant que journaliste radio au sein de RFO. Une fois revenue en métropole, Emilie se consacre à l’environnement et au bio avec Bioaddict.fr et pige également en tant que journaliste web avec DDMagazine.com. Elle intègre la rédaction de Néoplanète en avril 2011 dont elle est aujourd'hui la rédactrice en chef adjointe du site et de la webradio. Elle fait également partie de l'équipe de "Bougez Vert", émission diffusée sur Ushuaïa TV.