Agriculture :

La micro-ferme est-elle l’avenir ?

Notre agriculture est mal en point et on critique son impact écologique. Faut-il réinventer notre agriculture ?

Yolaine de la Bigne, reprend sa place derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 9h45, 13h30, 15h45 et 19h45 !

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Ecoutez la chronique de Yolaine de la Bigne :

Version écrite de la chronique :

C’est en effet un des secteurs qui posent de nombreux problèmes avec des agriculteurs qui ne s’en sortent plus et une érosion des sols inquiétante puisqu’1/3 des terres arables dans le monde ont disparu à cause de l’industrie depuis une cinquantaine d’années. Du coup, un peu partout des paysans veulent revenir à une agriculture plus humaine en s’inspirant de la nature. L’un de ces projets, en France, est celui de Maxime de Rostolan, 33 ans, qui pilote depuis un an une micro-ferme, adossée au château de La Bourdaisière, en Indre-et-Loire. Il y cultive une cinquantaine de produits, légumes, plantes vivaces et comestibles, arbres fruitiers, etc. 

Quelle est sa différence avec d’autres petites exploitations ?

Il y respecte au maximum la nature avec du compost qui remplace les engrais chimiques, des poules qui se nourrissent de déchets, du feuillage posé sur le sol pour fertiliser les plantes, pas de tracteur mais des grelinettes et des brouettes qui sont moins violentes avec la terre etc… En fait c’est une autre conception de la ferme qui rappelle celle de nos ancêtres avec, en supplément, toutes nos connaissances actuelles. L’idée, c’est d’«agrader» le sol (par opposition à dégrader). On s’inspire du concept de la permaculture, formulée dans les années 1970 par les Australiens qui repose sur une éthique – prendre soin de la terre et des Hommes pour partager équitablement les ressources. Le tout en observant le fonctionnement de la nature, notamment de la forêt, dont nous avons tout à apprendre.

Par exemple ? Quelles sortes de gestes ou de techniques ?

Éviter de travailler le sol car on l’épuise et, comme dans la nature, le couvrir d’une litière de végétaux qui l’alimente et le protège. Se faire aider des vers de terre qui sont d’excellents laboureurs, implanter certaines plantes riches en azote qui fertilisent le terrain, mettre certains légumes et plantes côte à côte car ils s’entraident ou au contraire les éloigner, etc. Et puis, penser aux hommes avec des petites installations à taille humaine où l’on travaille en étant heureux. Ça va prendre du temps mais le but de Maxime de Rostolan est d’installer un réseau de micro-fermes qui devrait être rentables un jour. Une belle utopie qui pourrait devenir une réalité.

Cette chronique a été diffusée le 14 septembre sur Sud Radio.

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Paul Brinio

Né dans le sac à dos de ses parents, cet aspirant journaliste tombe rapidement amoureux de la radio. Après avoir traîné sa barbe et ses cheveux à RFI Bruxelles et dans des rédactions locales, il termine sa formation de journaliste, rejoint l'équipe de Néoplanète en 2015 et continu ses études de géopolitique dans un souci de conquête mondiale.