Economie :

La finance éthique : investir dans ce que l’on croit

Entre la Nef, la première banque éthique de France et les nouvelles plateformes de crowdfunding, 1001PACT ou Enerfip, l’investissement éthique se démocratise.

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Pixabay

 

Écoutez Yolaine de la Bigne derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 13h30, 16h30, 19h45, 23h45 et 03h30 !

Écoutez la chronique de Yolaine de la Bigne :

Version écrite de la chronique :

On assiste à des délires financiers (on l’a vu avec les subprimes, le krack de 2008…) mais la finance peut aussi devenir socialement utile.

On peut même rêver d’une banque éthique. Depuis 1988, la Nef : une banque peu connue du public mais spécialiste des entreprises sociales et associations en France, réunit plus de 40 000 épargnants solidaires. Or en 2016, la Nef devient la première banque éthique en France. C’est le premier organisme en Europe à bénéficier de la Garantie « Entrepreneuriat Social » du Fonds européens d’Investissement. Du coup, cela permet aux entreprises et associations d’emprunter plus sans pour autant apporter de plus grosses garanties, et ce, jusqu’à 500 000 euros. En avril, elle mettra en place un Livret d’épargne solidaire pour les particuliers et les associations orientés sur le secteur social et/ou environnemental. Et le 22 mars, elle lancera la plateforme de financement participatif « Zeste » pour offrir des solutions de collectes en dons sur tout le territoire afin de soutenir des projets à visée environnementale et/ou sociétale plus proches des citoyens.

C’est un vrai progrès d’autant que des plateformes de financements commencent aussi à changer les choses.

Les fameuses plateformes de crowdfunding. Comme 1001PACT qui permet de devenir un investisseur pour une entreprise qui a un impact social, environnemental et/ou sociétal. Elle vient de recevoir le Prix coup de cœur du jury aux Trophées de l’innovation dans la catégorie transition durable au salon ékoburo (du 16 au 17 février à Paris). Chacun peut investir à partir de 100€ ce qui permet un potentiel retour sur investissement et un avantage fiscal de 18% sur l’impôt sur le revenu ou de 50% sur l’impôt de solidarité sur la fortune.

Cela va être utile, notamment pour financer la transition énergétique qui va demander des fonds importants.

Une nouvelle plateforme participative, Enerfip, est justement conçue pour financer des projets de développement durable et d’énergie renouvelable. C’est tout nouveau, pour l’instant il n’y a eu que deux collectes mais qui ont réussi. Elles ont permis le financement de deux centrales photovoltaïques dans le Lot et Garonne et l’Aveyron avec des collectes de 50 000 et 60 000 euros. Une nouvelle récolte est proposée en ce moment pour financer une autre centrale photovoltaïque dans le Gard, mais l’objectif est plus grand : le projet Heliotrope a besoin de 100 000 euros. L’idée est de créer une centrale solaire qui suivrait la course du soleil pour maximiser la production d’énergie. Si vous vous demandez où placer votre bas de laine…

585Cette chronique a été diffusée le 3 mars sur Sud Radio en partenariat avec ENGIE acteur de la transition énergétique

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Sylvie Nadin

Après un master en sciences de l'atmosphère et de l'océan, Sylvie débute une formation en journalisme. La science doit être accessible à tout le monde et pas qu'aux scientifiques ! Face aux problèmes environnementaux actuels, elle s'engage personnellement dans la voie de l'écologie. Souvent pessimiste, elle croit tout de même qu'un avenir radieux est possible, si on se donne la peine de le construire.