Mode :

Une charte pour détoxer la fashion pollution

Réputé très polluant, le secteur de la mode s’invite pourtant lui aussi à la COP21. Outre un défilé, l’association Universal Love propose une charte engageant les entreprises françaises à se montrer plus respectueuses de l’environnement. Celle-ci sera présentée lors du colloque qui se tient aujourd’hui au CESE.

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Pixabay


Yolaine de la Bigne reprend sa place derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 9h45, 13h30, 15h45 et 19h45 ! 

Ecoutez la chronique de Yolaine de la Bigne :

Version écrite de la chronique : 

A priori on ne s’imagine pas des défilés de mode à la COP 21, pourtant il va y en avoir un !

Un défilé demain à l’Hôtel de Noirmoutier à Paris organisé par Universal Love, association créée en 1995 pour promouvoir le savoir-faire artisanal et rendre plus éthique et écologique les chaines de fabrication des vêtements. La grande prêtresse de cette opération « Changer la Mode pour le Climat » est Isabelle Quehé qui se bat depuis longtemps pour que le milieu de la mode soit un peu plus respectueux, elle a créé en particulier le salon Ethical Fashion Show qui met en valeur des créateurs éthiques. Son opération va plus loin qu’un simple défilé puisqu’aujourd’hui il y a un colloque au Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) à Paris.

Il va s’y passer quoi ?

On va y proposer des solutions et surtout une charte de bonne conduite et d’engagement de la mode pour le climat qui sera signée par les participants, des entreprises françaises. C’est un secteur qui est très remis en question depuis les années 80 et 90, car les usines ont été délocalisées notamment vers l’Asie et avec des conditions de travail maintes fois décriées par les médias. Quant au point de vue environnemental, c’est une industrie qui utilise beaucoup de pesticides pour ses cultures, beaucoup d’eau et d’énergie pour la fabrication des vêtements, beaucoup de teintures qui polluent les eaux sans oublier les gaz à effet de serre lors de la distribution. Bref il est temps d’agir !

Et comment ?

C’est ce que recense cette charte : améliorer ce processus de fabrication, informer les consommateurs pour qu’eux aussi lavent leur vêtements de façon plus  économique, développer les filières de recyclage, encourager des modes de distribution générant le moins de gaz à effet de serre. Bref y’a du boulot sur la planche à repasser d’où le rôle des associations. Vous vous souvenez de la campagne Detox lancée en 2011 par Greenpeace pour épingler les marques qui utilisent trop de produits chimiques et exiger une transparence dans ce flou artistique qui plaît tant aux gens de la mode. Cette année par exemple, 16 groupes textiles ont commencé à éliminer les produits chimiques toxiques les plus utilisés. Ce sont les Detox Leader (Benetton, Mango, Burberry, Adidas, Levi’s, H&M, etc.). Par contre, les Detox losers, eux, n’ont rien fait (Dolce Gabbana, Gap, Hermès, Christian Dior). Le beau a son envers du décor !

Cette chronique a été diffusée le 7 décembre sur Sud Radio en partenariat avec ENGIE acteur de la transition énergétique

 

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