Bien-être :

La cosméto se branche aux arbres

De la crème à base d’écorce. C’est l’idée des entreprises Alban Muller International et Bio Forextra pour produire des produits cosmétiques plus naturels. En plus, chez certains arbres, l’écorce a de véritables vertus !

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Pixabay

Yolaine de la Bigne est partie quelques jours « changer d’ère » ; nous vous proposons de réécouter l’une de ses chroniques diffusée chaque matin du lundi au vendredi, à 7h52 dans « Un monde plus vert » (rediffusée à 17h27) et à écouter sur notre webradio tous les jours à 11h30, 13h30, 16h30, 19h45, 23h45 et 03h30 !

Écoutez la chronique de Yolaine de la Bigne :

Version écrite de la chronique : 

La COP21 se finit bientôt, nous connaîtrons dans les heures qui viennent les accords dont on se doute mais nous, Yolaine on va parler chiffons ou plus exactement beauté.

Parce que la vie continue et qu’en dehors de ces grandes conférences où nos dirigeants doivent prendre des décisions difficiles, on continue de s’intéresser à des actions de la société civile et à cette profonde transformation de la société qui doit trouver de nouveaux modèles pour continuer à forger une nouvelle société. Par exemple, faire une crème à base d’écorce. C’est un projet qui se finalise en ce moment, née de la collaboration de l’entreprise française de cosmétique Alban Muller International avec une entreprise québécoise, Bio Forextra spécialisée dans la biomasse forestière, tous ces résidus d’usine de sciage (branches, écorce, feuillage ou bois) que l’on les utilise généralement pour se chauffer.

Et eux ont décidé de l’exploiter pour fabriquer une crème ?

Oui car les mœurs évoluent et la demande est de plus en plus forte pour des produits naturels, sans ajouts chimiques. D’où un marché très dynamique avec des innovations comme celle-ci qui a développé un nouveau procédé d’éco-extraction des molécules actives des écorces de certains arbres. Une matière qui sert de base pour des cosmétiques.

On nous vante toujours les principes actifs des plantes, pour les arbres c’est pareil, ils ont aussi des qualités dans ce domaine ?

Bien sûr ! Un exemple : l’écorce de l’épinette noire, l’espèce dominante dans la forêt nord-américaine, a des vertus anti-inflammatoires et anti oxydantes qui ont beaucoup servi pour traiter l’acné, le psoriasis ou l’eczéma. Autre exemple, le sapin baumier, arbre de Noël traditionnel, a été utilisé sous toutes ses formes par les Amérindiens car elle a des propriétés antibactériennes étonnantes. Nos ancêtres connaissaient ces qualités mais grâce à la biomasse, plutôt que de couper les arbres pour en bénéficier comme on l’a toujours fait, on peut n’utiliser que leurs déchets sans abattre des forêts entières. En fait on a le beurre et l’argent du beurre et pour une fois, tout le monde s’y retrouve ! De quoi faire passer la sauce pour les négociations !

Cette chronique a été diffusée le 15 décembre sur Sud Radio en partenariat avec ENGIE acteur de la transition énergétique

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