Biodiversité :

Journée mondiale des zones humides, c’est quoi ? Vous séchez ?

Comme chaque année, cette journée met l’accent sur le rôle des marais, prairies humides, prés salés, mangroves… maltraités par l’urbanisation et l’agriculture intensive alors qu’elles captent le CO2et offrent une biodiversité particulièrement riche. Un univers fascinant et peu connu.

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Ecoutez Yolaine de la Bigne derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 9h45, 13h30, 15h45 et 19h45 !

Ecoutez la chronique de Yolaine de la Bigne :

Version écrite de la chronique :

Le 2 Fevrier, c’est la Journée mondiale des zones humides. Toutes ces régions situées entre terre et eau sont mises à l’honneur. Les marais, les prairies humides, les lagunes, les mangroves… Pourquoi les protéger ? Ce sont des milieux très fragiles ?

Hélas, oui, d’autant que cette nature riche et variée joue de multiples rôles. Selon les saisons, ces zones humides peuvent héberger jusqu’à 50% des oiseaux de France et elles en voient passer des milliers de migrateurs durant l’année. Elles abritent aussi les amours d’insectes, de poissons, d’amphibiens, et protègent des plantes rares. Aujourd’hui, on sait qu’elles sont capitales pour notre eau, qu’elles épurent, régulent, purifient. Elles nous aident même à gérer les inondations en absorbant l’eau et enrichissent nos nappes phréatiques. Bref, elles n’ont que des qualités et en plus elles sont belles !

Cette année, elle à lieu à Brest, dans le Finistère. Quel est le  but de la journée ? Est-ce de nous sensibiliser ?

Nous sensibiliser à la protection et la sauvegarde des zones humides, en effet. Nos décideurs, politiques et économiques, font disparaitre ces régions à force d’urbanisation. Elle est souvent mal pensée, avec des maisons au bord de l’eau et dans des zones inondables. Elle fait écho à l’extraction de matière, au drainage de l’eau pour alimenter les cultures intensives, à la création de plan d’eau de loisirs ou l’endiguement. Des solutions dites de facilité pour créer des digues et des murs pour nos protéger, qui ne font qu’accentuer le problème en réalité. Il y a bien la Convention de Ramsar qui est censé les protéger depuis 1986, mais on voit bien qu’elle n’est pas très performante

A priori, on ne se balade pas trop dans les marais … Ces zones ne sont-elles pas difficile à protéger, notamment, parce qu’elles sont peu connues ?

C’est en effet le souci et d’ailleurs même les scientifiques les connaissent mal. Prenons, par exemple, le Science et Vie de Février. Il parle d’une découverte récente sur les prés salés, ces grandes étendues d’herbes recouvertes par la mer, comme autour du Mont St Michel. On a toujours pensé que la montée des eaux les ferait disparaître. Or, une équipe américaine vient de démontrer qu’au contraire ça devrait les doper. Une excellente nouvelle, car ces prés salés captent encore plus le CO2 que les forêts tropicales. En fait, leur sol est constitué de dizaines de mètres d’herbes empilées, une matière organique hyper riche qui stocke le carbone. Les prés salés devraient survivre et même croître avec le réchauffement climatique tout en nous aidant à gérer le CO2. Décidément, il faut s’y intéresser et les protéger !

585Cette chronique a été diffusée le 2 février sur Sud Radio en partenariat avec ENGIE acteur de la transition énergétique

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Laura Stefanutto

Passionnée par le monde et ses richesses culturelles, elle écume les mers depuis son plus jeune âge. Bien décidée à profiter de ce que lui offre la vie, elle débute une série de voyage en solitaire, avec l’Australie notamment, après l’obtention de son bac. Quelques mois plus tard et des souvenirs plein la tête, elle revient en France pour entamer une école de journalisme. Sensible à la cause humaine et environnementale, elle est convaincue qu'un avenir meilleur est possible.