Quelle époque éthique !

Immigration : la solution de l’avion ?

b1c963b1-6674-424b-8078-d696ec7c2f13Avec l’accord du gouvernement français, un couloir humanitaire sera mis en place par des organisations non gouvernementales chrétiennes afin d’accueillir, en France, de manière sûre et légale, 500 réfugiés en transit au Liban. Le tout à la charge des associations.

Écoutez Yolaine de la Bigne derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin à 6h10 et 7h22 du lundi au vendredi, dans « Quelle époque éthique », une chronique à télécharger :

Version audio :

Version écrite, collaboration Nathalie Cayzac :

Des couloirs humanitaires pour permettre la venue sécurisée de migrants vers la France, c’est ce que le gouvernement a accepté et compte aider à mettre en place.

Il s’agit de couloirs permettant de faire venir en France par avion, sans danger, des réfugiés syriens et irakiens particulièrement vulnérables, le but étant d’éviter les drames de l’immigration en mer. Cela a été acté le 14 mars à l’Elysée avec les ministères de l’intérieur et des affaires étrangères, c’est très officiel, même si cette mission préparée depuis de longs mois est une initiative privée. L’idée en revient à 5 associations chrétiennes : la communauté italienne de Sant’Egidio, la Conférence des Evêques de France, le Secours catholique, la Fédération protestante de France et la Fédération de l’entraide protestante de France.

Comment ces couloirs vont -ils fonctionner et à qui seront-ils réservés ?

Ce sont des accords mis en place via un échange avec Air France, qui concerne aujourd’hui 500 migrants vulnérables : blessés, malades, femmes enceintes ou encore citoyens menacés de mort. Même si l’initiative est chrétienne, cet accueil sera inconditionnel « sans critère d’appartenance religieuse ». C’est au Liban que ces associations ont démarré les procédures pour repérer les réfugiés, faire les démarches de demandes d’asile officielles, trouver des familles d’accueil puis aider leur intégration, c’est toute une chaîne humanitaire qui s’est mise en place. Une belle initiative mais aussi une façon de gérer les choses officiellement pour les autorités.

Mais ça a un coût, qui va payer la facture ?

Les associations. Les lieux de culte, par exemple, sont mobilisés de longue date : plus de 2000 migrants ont déjà été hébergés entre 2015 et 2016 par les associations catholiques et protestantes. Mais la question éthique reste ouverte : est-ce encore une fois au tissu associatif, qu’il soit civil ou religieux, de prendre en charge des problème d’État, la plupart du temps liés à des décisions de nos politiques qui déclarent des guerres, détruisent des pays et n’en assument pas les conséquences ? 

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Pin on PinterestEmail this to someone