Quelle époque éthique !

Faut-il avoir peur des centrales nucléaires flottantes ?

nuclear-power-plant-261119_1280Des centrales nucléaires flottantes ? Ce n’est pas un scénario de science-fiction mais le projet que met en ce moment en place la Chine dans les eaux les plus disputées du monde.

Écoutez Yolaine de la Bigne derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin à 6h10 et 7h22 du lundi au vendredi, dans « Quelle époque éthique », une chronique à télécharger :

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Ça va se passer en Mer de Chine ; des projets de petites centrales nucléaires  destinées à être installées sur des plateformes ou des bateaux pour alimenter en électricité des infrastructures isolées. Les centrales seront civiles, comme des plateformes de forage en haute mer mais aussi militaires car la Chine revendique haut et fort sa présence en Mer de Chine du Sud en construisant des bases sur les îles sur lesquelles elle a jeté son dévolu.

Dans les faits, cela se concrétise comment ?

Selon le Monde, China General Nuclear Power Group (CGN) a annoncé le lancement de la construction de l’ACPR 50S, un réacteur de faible puissance de 200 mégawatts, à titre de comparaison la plupart des centrales françaises affichent 1000 mégawatts. Ce réacteur est conçu pour être fixé sur un bateau ou une plateforme en mer. Son concurrent, China National Nuclear Corporation  prévoit lui,  de faire voguer un bateau-centrale dès 2019 qui embarquera une version dernier-cri d’un réacteur d’une puissance de 100 à 150 MW. La presse nationale chante les louanges de ces « symboles de la puissance du pays ». Rien n’est encore finalisé car les constructeurs doivent d’abord démontrer que leurs centrales sont sûres or les critères de sécurité n’ont pas encore été définis… Pourtant CGN insiste sur la sécurité de ses futurs bateaux-centrales. D’après le concepteur du projet, ils seraient même plus sûrs que les centrales terrestres. Arguments : en cas d’incident l’eau de mer est un très bon moyen de refroidir le cœur du réacteur… de plus ces centrales se situeraient loin de zones habitées. Certes, si l’on tient pour acquis que les océans ne sont pas habités…

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Emilie Villeneuve

Sa licence de journalisme en poche, elle s’envole pour la Réunion où elle arpente l’île en tant que journaliste radio au sein de RFO. Une fois revenue en métropole, Emilie se consacre à l’environnement et au bio avec Bioaddict.fr et pige également en tant que journaliste web avec DDMagazine.com. Elle intègre la rédaction de Néoplanète en avril 2011 dont elle est aujourd'hui la rédactrice en chef adjointe du site et de la webradio. Elle fait également partie de l'équipe de "Bougez Vert", émission diffusée sur Ushuaïa TV.