Environnement :

Tchad : La femme est-elle l’avenir de l’Homme ?

Avec son « Association des femmes peuples autochtones du Tchad », Hindou Oumarou Ibrahim fait changer les mentalités en remettant les femmes au cœur de la société. Même les hommes commencent à y adhérer !

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Yolaine de la Bigne reprend sa place derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 9h45, 13h30, 15h45 et 19h45 ! 

Ecoutez la chronique de Yolaine de la Bigne :

Version écrite de la chronique :

Durant la COP21, Yolaine nous a parlé du rôle des femmes vis-à-vis de l’environnement. Aujourd’hui, elle aborde l’une d’entre elles, très emblématique.

C’est ce qu’il y a de formidable dans ce genre d’évènements, le monde se rassemble dans un lieu et, cela vous permet de rencontrer des gens incroyables comme Hindou Oumarou Ibrahim, une jeune femme qui vit au Tchad. Elle a eu la chance que sa mère envoie à l’école, ce qui, hélas n’est pas très fréquent pour les petites filles. Elle y a certainement acquis l’énergie extraordinaire dont elle fait preuve. Elle a créé « l’association des femmes peuples autochtones du Tchad » pour les aider à s’imposer dans une société entièrement dirigée par les hommes.

Les femmes sont très importantes, ne serait-ce que pour nourrir leur famille, n’est-ce pas ?

Oui, elle nous disait avec beaucoup d’humour qu’elles sont plutôt marginales dans les prises de décision quand les hommes se réunissent pour des choix importants. Par contre, quand il s’agit de parcourir des kilomètres pour aller chercher l’eau, là il n’y a plus personne ! Si, les femmes !  Plus de 80% d’entre elles vivent en zone rurale et n’ont jamais été à l’école, ça leur est difficile de faire évoluer les mentalités. Elles commencent à s’organiser notamment avec l’association d’Hindou Oumarou Ibrahim. Elles parviennent souvent à résoudre des conflits environnementaux avec les agriculteurs, en alertant les médias par exemple. Ce qui reste un peu le seul moyen pour les faire plier… Elles se sont battues notamment contre l’assèchement du Lac Tchad, un drame qui a profondément bouleversé le paysage.

Ces combats servent à quelque chose ? ll y a des progrès ?

De plus en plus de tchadiennes commencent à prendre exemple sur elle, mais surtout et c’est sa grande fierté, de plus en plus d’hommes entrent dans son association. C’est le but, que femmes et hommes travaillent ensemble pour sauver leur environnement. Aujourd’hui, son association a pris une telle ampleur qu’elle peut, d’une part faire pression sur les autorités locales pour appliquer la convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique. Et d’autre part être invitée à venir témoigner à Paris lors de la COP 21 pour expliquer au monde ce que vivent les peuples des pays émergents.

585Cette chronique a été diffusée le 19 janvier sur Sud Radio en partenariat avec ENGIE acteur de la transition énergétique.

 

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Laura Stefanutto

Passionnée par le monde et ses richesses culturelles, elle écume les mers depuis son plus jeune âge. Bien décidée à profiter de ce que lui offre la vie, elle débute une série de voyage en solitaire, avec l’Australie notamment, après l’obtention de son bac. Quelques mois plus tard et des souvenirs plein la tête, elle revient en France pour entamer une école de journalisme. Sensible à la cause humaine et environnementale, elle est convaincue qu'un avenir meilleur est possible.