Afrique :

De l’eau propre sans opprobre

Pour protéger l’eau potable d’Afrique, le programme Wasaf va étudier trois lacs avec des scientifiques, mais surtout avec les populations locales. La mission n’est pas simple mais l’espoir est immense.

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Écoutez Yolaine de la Bigne derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 13h30, 16h30, 19h45, 23h45 et 03h30 !

Écoutez la chronique de Yolaine de la Bigne :

Version écrite de la chronique :

L’un des paris de notre siècle est de régler les problèmes d’eau en Afrique. Or un projet international vient d’être lancé, le programme Wasaf (Protecting surface water sources in Africa). De quoi s’agit-il ?

Il a été inauguré le 8 février dernier à Abidjan en Côte d’Ivoire par l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), associé à de nombreux instituts et universités français et africains, dont le CNRS et l’Ifremer. Ce programme se réalisera en 2 étapes. Tout d’abord évaluer la qualité actuelle des eaux de trois lacs africains majeurs utilisés par trois grandes capitales : le Lac de Guiers pour Dakar au Sénégal, les baies du Nord du Lac Victoria pour Kampala en Ouganda et la lagune Aghien pour Abidjan en Côte d’Ivoire. Puis, mettre en place les mesures nécessaires.

C’est à dire ?

Instaurer une surveillance pérenne des écosystèmes aquatiques avec des outils spécifiques pour chaque lieu, car chaque lac possède son propre écosystème. Le plus compliqué sera surtout de travailler avec les communautés locales. Pour le coordinateur du projet, Jean-François Humbert, que nous avons interviewé, il s’agit au-delà de l’aspect technique et scientifique, d’un travail sociologique : il faut identifier les usagers de ces plans d’eau et leurs impacts, directs ou indirects, sur l’environnement. Il faut ensuite les réunir pour faire une analyse globale des problèmes et conflits d’usage et enfin trouver des compromis pour maintenir de l’activité tout en préservant ces ressources en eau.

Ce type de travail de concertation doit avoir un coût !

Un million d’euros pour la période 2015-2019, financé par le Fonds Français pour l’Environnement Mondial qui soutient beaucoup de projets dans les pays du Sud. Ainsi que 4 millions d’euros de l’Agence Française de Développement. Ce sont des grosses sommes mais l’enjeu est capital pour l’avenir de l’Afrique et donc celui du monde. D’ailleurs, à terme, ce projet pourrait être appliqué à d’autres plans d’eau de la zone intertropicale. Ce serait un bel exemple de coopération internationale pour sauver notre planète !

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Cette chronique a été diffusée le 10 mars sur Sud Radio en partenariat avec ENGIE acteur de la transition énergétique.

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Yolaine De La Bigne

Femme en or de l’environnement en 2007, journaliste de presse écrite et radio, auteur de plusieurs livres, elle a été une des premières « rurbaines » à habiter entre Paris et la campagne. De sa collaboration avec Nicolas Hulot pour Ushuaia et Allain Bougrain Dubourg, en passant par le prix Terre de Femme de la Fondation Yves Rocher, la création de Fêt Nat’ en 2006 ( fête de la nature et de l’écologie ), Yolaine renforce son engagement personnel à travers le lancement de l’agence de presse Kel Epok Epik et de Néoplanète.