Dvd : « Artisans du changement » de Sylvain Braun, Laurent Lutaud et Jean Bourbonnais

Changer le monde, c’est possible, et il n’y a même pas besoin d’être président ! Il suffit d’être un homme, donc une femme, de bonne volonté. Avec la volonté sur la case qui compte triple. (Artisans du changement – Editions Montparnasse, coffret 3 DVD)






Ce premier volume de la collection « Artisans du changement » propose 3 DVD pour 10 thématiques de 52′, et trois fois plus de portraits d’artisans, ce qui représente 8 h 40 de projection, soit une journée bien remplie. Ce qui n’est rien au regarde de la vie de tous ces hommes et femmes formidables, eux, c’est leur vie qui est bien remplie.

Tous sont particulièrement et pareillement inspirants. Quand on voit comment en quelques années au Brésil, des métrobus ont réduit la circulation automobile et permis moult zones piétonnes, on bat des mains. Quand on voit des maisons passives qui produisent plus d’électricité qu’elles en consomment, et qui en plus sont belles, on a envie de faire sa valise et partir y habiter. Quand on voit un hôpital qui soigne les ¾ de ses patients gratuitement et dégage des bénéfices, on jubile. Comment sauver la santé par exemple ? En cherchant la cause plutôt que le remède. Et ailleurs aussi. Il faut bricoler, imaginer, rêver, avec de l’huile de coude et du jus du crâne. Comme ce proprio (et plus encore) d’un gîte d’altitude, archiéco-compatible, qui explique à des africains en anorak et bonnet sans doute gelés jusqu’à la moelle mais plein d’espoir, qu’avec une petite turbine comme ça et un incinérateur comme ci, trois fois rien en somme, ils ont de l’électricité pour tout un village. Ailleurs, c’est le contraire, c’est le respect pour le savoir des populations autochtones, qui connaissent tout de même mieux que personne leur territoire et leurs solutions, qui est écouté et utilisé.

Le développement durable est au cœur de tous ces reportages de Jean Bourdonnais, qu’on parle d’agriculture ou de recyclage, de biodiversité ou d’habitat. Et pour les économistes qui lèvent la main et agitent la liasse de billets, la réponse est oui, cela peut générer du profit, créer des emplois. Mais tous ces hommes et femmes, architectes ou médecins, agriculteurs ou mères de familles, pensent avant tout au social plutôt qu’au profit à tout crin, à la réunion des bonnes volontés plutôt qu’aux guérillas entre les mauvaises. Il ne faut jamais jamais se dire que cela ne sert à rien, que c’est un coup d’épée dans l’eau. Soyons des Don Quichotte.

Et l’on verra des jardins dans le désert.

(Rendez vous bientôt pour le volume 2 avec encore des tas de petits morceaux du monde en changement.)

Voir la bande-annonce :

 

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Pin on PinterestEmail this to someone

"Polyglotte et multimédia, curieuse de tout, avare de rien, en chapeau sur son vélo ou en lunettes en salles obscures, Monique Neubourg aime le cinéma, les livres, les parfums, les jardins, les séries américaines, les relations humaines, l'air du temps et le bruit de l'eau. Elle fait même ses shampoings bio elle-même !