Hygiène :

Du poison dans nos tampons !

Une étude argentine révèle que la grande majorité des tampons et serviettes hygiéniques présentent des risques de cancer. Quelles alternatives ?

Pixabay
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Yolaine de la Bigne reprend sa place derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 9h45, 13h30, 15h45 et 19h45 !

Ecoutez la chronique de Yolaine de la Bigne :

Version écrite de la chronique :

Un sujet très féminin, encore une info un peu angoissante sur les tampons hygiéniques qui comporteraient des produits dangereux.

Désolée messieurs de vous parler de notre vie intime de si bon matin mais en effet une étude de l’université de la Plata en Argentine a fait l’effet d’une bombe. Selon elle, 85% des tampons et  serviettes hygiéniques, contiennent du glyphosate qui est un désherbant puissant qu’on trouve par exemple dans le fameux Roundup commercialisé par Monsanto et classé « probablement cancérogène » par l’OMS.  Pour les cotons et les gazes stériles, le pourcentage atteint 100%.

Mais c’est affolant que de tels ingrédients se retrouvent dans des produits que l’on utilise pour des parties aussi intimes et fragiles.

Affolant mais logique puisque la quasi-totalité des cultures de cotons en Argentine sont transgéniques et traitées avec du glyphosate. On peut donc plaindre les femmes d’Argentine et se dire que ça se passe là-bas mais en France, aucune réglementation n’oblige les fabricants de tampons et de serviettes à divulguer leur composition puisque ces protections ne sont considérées ni comme des dispositifs médicaux, ni comme des cosmétiques. Impossible donc de vérifier leur composition, ni de tracer la provenance du coton.

Que faire alors ?

Changer cette réglementation, ce que des voix de plus en plus nombreuses réclament. Une pétition circule notamment sur change.org depuis quelques mois pour que Procter&Gamble, la multinationale qui a créé la marque Tampax, révèle les composants de ses tampons. Et si vous voulez aller plus loin, optez pour les alternatives écologiques, des serviettes en tissu lavable qui ont l’autre avantage de causer moins d’allergies. Ça se met en machine mais si vous n’avez pas la patience de les laver, il existe des serviettes et tampons en coton biologique (non blanchis au chlore, sans ingrédients synthétiques). Enfin, la coupe menstruelle, pratique (tient une douzaine d’heures en place) et écologique (lavable).

Cette chronique a été diffusée le 26 novembre sur Sud Radio en partenariat avec ENGIE acteur de la transition énergétique

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