Disneynature : la prise de conscience par l’émerveillement

Crée en 2008, Disneynature a un objectif simple : produire des films dont le réalisateur est la nature. Depuis les Ailes Pourpres (2008) jusqu’à Pollen (2011) en passant, demain, par Félins, prévu pour janvier 2012 et Chimpanzés pour janvier 2013, ce label de production parie sur la beauté du monde comme moyen de sensibilisation. « C’est par l’émerveillement que l’on pourra sauver le monde », selon Jean-François Camilleri, président de Disney France et de Disneynature. Interview ci-dessous.     

Pollen : Réaliser un tel film demande des moyens humains et techniques incroyables. Et une patience sans bornes pour montrer l’infiniment petit… (3’23)

[audio:http://www.neo-planete.com/wp-content/uploads/2011/03/Jean-Francois-CamilleriPAD.mp3|titles=Pollen – Les moyens humains et techniques d’un tel film]

Le but de Disneynature ? Montrer la beauté et la complexité de la nature (3’27)

[audio:http://www.neo-planete.com/wp-content/uploads/2011/03/Jean-Francois-Camilleri2PAD.mp3|titles=Les objectifs de Disneynature]


Extrait de Pollen :

Plus d’informations sur le site de Disneynature

Version écrite de l’interview (extraits)

Comment vous avez eu l’idée de faire le film Pollen ?
C’est le réalisateur, Louis Schwartzberg, qui est venu nous présenter ce film. L’idée semblait évidente puisqu’il s’agissait de ce que l’on pouvait faire de mieux au cinéma : des images extraordinaires et une histoire d’amour à l’origine de la chaine alimentaire, entre les fleurs et les pollinisateurs.

Du point de vue technique, comment le tournage s’est-il passé ?
Comme La marche de l’empereur (2005) sur les pingouins, Pollen a été techniquement compliqué à réaliser. Il a fallu inventer des caméras pour filmer des images nouvelles, ou utiliser des caméras ultra spécialisées pour l’infiment petit qui permettent d’aller voir ce qui se passe dans un nid d’abeilles ou dans une fleur. Cela implique de travailler avec des caméramen et des réalisateurs talenteux qui connaissent les comportements animaliers et la technique. Nos équipes se sont rapprochées des constructeurs de matériel, au courant des dernières caméras capables de filmer des images macroscopiques ou de faire des ralentis incroyables. C’est capital quand on filme des colibris dont les mouvements d’ailes sont incroyablement rapides ou des animaux très petits comme les abeilles. Ce défi technique que l’on a eu pour La marche de l’empereur à cause du froid et du vent ou pour Les ailes pourpres (2008) à cause de la chaleur et du sel, nous l’avons retrouvé pour Pollen.

Sur le tournage, le rapport au temps devait être inouï, comparé à notre mode de vie rapide…
Exactement. Une des scènes du film sur les chauve-souris nous a pris une semaine ! Pour avoir les images dont on rêvait, nous avons du travailler une semaine de nuit, puisque ce n’est que la nuit qu’elles pollinisent. Pendant sept jours, l’équipe dormait le jour et filmait le soir pour essayer d’avoir des images. C’est énormément de patience, mais c’est ce qui fait l’intérêt du métier et c’est pour ça que les gens sont passionnés.

Quel message voulez-vous faire passer avec Pollen ?
Le message, c’est avant tout la beauté de la nature. D’ailleurs en anglais le film s’appelle « Headen Beauty ». Chez Disneynature, on pense que la beauté joue un rôle essentiel pour sensibiliser les gens. C’est l’émerveillement qui permettra de sauver la planète. Il faut montrer ce qu’il y a de beau sur Terre pour faire prendre conscience aux gens de la nécessité d’agir pour protéger la nature. Ce n’est pas la peur qui fera avancer les choses.

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Yolaine De La Bigne

Femme en or de l’environnement en 2007, journaliste de presse écrite et radio, auteur de plusieurs livres, elle a été une des premières « rurbaines » à habiter entre Paris et la campagne. De sa collaboration avec Nicolas Hulot pour Ushuaia et Allain Bougrain Dubourg, en passant par le prix Terre de Femme de la Fondation Yves Rocher, la création de Fêt Nat’ en 2006 ( fête de la nature et de l’écologie ), Yolaine renforce son engagement personnel à travers le lancement de l’agence de presse Kel Epok Epik et de Néoplanète.