Végétalisation :

Devenez un Parisculteur pour mieux respirer

Paris veut respirer ! La mairesse de la capitale lance un appel à projets pour faire respirer les toits, les murs et autres surfaces de la ville. Le principe est de cultiver pour développer la vie végétale, avec comme objectif moins de CO2 dans l’air et plus d’oxygène. Bref, une bonne dose supplémentaire de pureté en perspective !

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Écoutez Yolaine de la Bigne derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin à 7h52 du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 11h30, 13h30, 16h30, 19h45, 23h45 et 03h30.

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Pour lutter contre la pollution de Paris, Anne Hidalgo a lancé un appel à projets sur 47 sites pour végétaliser la ville, c’est-à-dire ?

Elle invite les jardiniers, paysagistes, architectes, concepteurs, artistes, « startupeurs » à proposer des projets à base de plantes. Il peut s’agir d’aéroponie ou d’hydroponie, (cultures hors-sol), d’aquaponie (qui associe élevage de poissons et vgétaux), de permaculture ou de vergers, de champignonières, de cultures en bac ou en terre, de plantes grimpantes ou descendantes, de murs comestibles, de toits végétaux etc. Bref tout est possible si les dossiers on été déposés avant le 4 Juillet sur le site parisculteurs.paris. Les sélections auront lieu jusqu’en novembre et les premiers projets devraient voir le jour d’ici la fin de l’année donc c’est plutôt du genre efficace.

Quitte à inventer un nouveau mot intéressant, Parisculteurs ?

Il désigne ceux qui veulent renforcer la place de la nature à Paris qui en a particulièrement besoin. Paris est une capitale très concentrée, petite et très habitée du coup elle dispose de beaucoup moins d’espaces vert que Londres ou Berlin par exemple. Ce qui n’est pas très positif pour lutter contre la pollution que plus personne ne conteste. L’année passée on a dépassé plusieurs fois les seuils les plus hauts, nécessitant le passage à une circulation alternée notamment. La végétalisation est donc une solution efficace, jolie et populaire car les plantes se nourrissent de CO2 et produisent de l’oxygène, c’est ce que l’on nomme la photosynthèse qui reste la manière la plus naturelle de lutter contre le réchauffement climatique

Et comme vous le disiez une solution qui rend la ville encore plus agréable à vivre

Oui car les plantes grimpantes sur les façades permettent de recouvrir certains bétons peu esthétiques tout en chauffant les bâtiments en hiver. Et en été, les feuilles qui couvrent les murs empêchant la chaleur de pénétrer.  Sans oublier en effet que les plantes vertes rendent la ville moins dure, moins oppressante, elles favorisent le bien-être tout en nourrissant les animaux et les hommes comme avec les jardins partagés ou les ruches. Depuis la ruche du jardin du Luxembourg installé en 1872, on en a installé presque 300 dans la capitale qui font un miel paradoxalement de bonne qualité puisqu’on n’utilise que 2 à 3% de pesticides ou insecticides en ville contre 30% à la campagne. Bref, merci Dame nature d’être encore tout miel avec nous !

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Yolaine De La Bigne

Femme en or de l’environnement en 2007, journaliste de presse écrite et radio, auteur de plusieurs livres, elle a été une des premières « rurbaines » à habiter entre Paris et la campagne. De sa collaboration avec Nicolas Hulot pour Ushuaia et Allain Bougrain Dubourg, en passant par le prix Terre de Femme de la Fondation Yves Rocher, la création de Fêt Nat’ en 2006 ( fête de la nature et de l’écologie ), Yolaine renforce son engagement personnel à travers le lancement de l’agence de presse Kel Epok Epik et de Néoplanète.