Innovation :

Des roses en guise de lampes

Des champs de roses pour conduire l’électricité… quand nos chercheurs jouent les poètes pour protéger la planète et enchanter les paysages.

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Yolaine de la Bigne est partie quelques jours « changer d’ère » ; nous vous proposons de réécouter l’une de ses chroniques !

Ecoutez la chronique de Yolaine de la Bigne :

Version écrite de la chronique :

Une jolie innovation, puisqu’il s’agit d’une rose, mais une rose un peu particulière n’est-ce pas ?

Oui, elle pourrait nous fournir de l’électricité. Après avoir inspiré les poètes et les nez des parfumeurs, la rose pourrait nous offrir de la lumière et de la chaleur ! Des chercheurs de l’université de Linköping (Suède) sont partis du constat que le réseau vasculaire des plantes était similaires à un circuit électronique. Notre belle fleur possède des racines, des vaisseaux, des branches et des feuilles. L’électronique, quant à lui, fonctionne avec des branchements, des fils et des interconnexions. Ils ont donc travaillé sur une rose bionique et sont parvenus à créer des circuits électroniques à l’intérieur de la fleur, plus exactement à l’intérieur de la tige et de ses feuilles, le tout en douceur pour que notre rose continue de faire la belle.

Comment une rose truffée d’électronique peut fournir de l’énergie ?

En utilisant la photosynthèse. Les chercheurs ont trempé la tige d’une rose coupée dans une solution polymère pendant des heures, jusqu’à ce que celle-ci l’ait absorbé. Quand cette substance se solidifie, des fils conducteurs d’une dizaine de centimètres de long se forment à l’intérieur de la tige, là où passe la sève pour aller des racines aux feuilles. Du coup, l’électricité peut circuler dans les vaisseaux de la rose, ce qui n’empêche pas pour autant à l’eau et aux nutriments vitaux pour la fleur de passer aussi.

Quelle est l’idée ? Est-ce de nous faire des roses-lampes ?

Il y a toutes sortes de dérivés mais, en effet, on pense créer des plantes 2.0 capables de produire de l’électricité par photosynthèse et alimenter par exemple des piles à combustible, elles pourraient aussi servir « d’antennes vertes » pour stocker et transformer l’énergie solaire en électricité. Vous imaginez des champs de roses aux pieds des éoliennes ou des panneaux solaires ? Cela donnerait un peu de poésie aux énergies renouvelables. La technologie n’est pas encore au point mais en attendant, les scientifiques semblent s’amuser : ils ont réussi une expérience pour modifier la couleur des pétales, ce qui n’est pas forcément de la plus grande importance mais on attend avec impatience qu’ils avancent dans leurs recherches, amis poètes et scientifiques, allons voir si la rose qui se matin était éclose…

585Cette chronique a été diffusée le 15 février sur Sud Radio en partenariat avec ENGIE acteur de la transition énergétique

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Yolaine De La Bigne

Femme en or de l’environnement en 2007, journaliste de presse écrite et radio, auteur de plusieurs livres, elle a été une des premières « rurbaines » à habiter entre Paris et la campagne. De sa collaboration avec Nicolas Hulot pour Ushuaia et Allain Bougrain Dubourg, en passant par le prix Terre de Femme de la Fondation Yves Rocher, la création de Fêt Nat’ en 2006 ( fête de la nature et de l’écologie ), Yolaine renforce son engagement personnel à travers le lancement de l’agence de presse Kel Epok Epik et de Néoplanète.