Technologie :

Des drones pour dépolluer les villes

Aucun doute, la pollution atmosphérique affecte la santé des Français, et plus particulièrement celle de ceux vivant dans les grandes villes. Ne plus utiliser sa voiture serait-elle la seule solution efficace pour dépolluer les villes ?

Yolaine de la Bigne, reprend sa place derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 9h45, 13h30, 15h45 et 19h45 !

© Beedrone
© Beedrone

Ecoutez la chronique de Yolaine de la Bigne : 

Version écrite de la chronique : 

Hier, Yolaine faisait un triste constat sur la pollution en ville mais vous promettait de vous remonter le moral avec des solutions…

D’autant qu’il en existe un certain nombre ! Au quotidien bien sûr, il faut avoir un peu de bon sens, ne pas sortir en cas de pic de pollution, ne pas aller courir à côté des voitures, se balader à la campagne le week-end, acheter un purificateur d’air pour son appartement et mettre vous des plantes vertes ; c’est beau et ça produit de l’oxygène. Mais heureusement on travaille sur des solutions plus efficaces.

C’est-à-dire ?

Celles que l’on connait : moins de voitures, plus de vélo, des toitures végétalisées et plus d’espaces verts, mais on travaille sur d’autres pistes, comme ce béton qui absorbe les particules fines, testé actuellement à Grenoble, Marseille, Toulouse et Tarbes. Ça ressemble à du béton mais ce n’est pas du béton, c’est de l’Ecogranic, un revêtement conçu à l’université hollandaise de Twente. Le principe ? S’inspirer du cycle des végétaux, la photocatalyse qui, en captant la lumière du soleil, transforme les gaz polluants en poudre inoffensive qui est ensuite évacuée par les pluies. Une solution donc idéale pour les villes ensoleillées du sud de la France. D’autant que ce béton n’est pas plus cher et qu’il est plus résistant que le classique ! Les tests actuels sont donc importants, espérons qu’ils soient positifs !

Existe-t-il d’autres pistes ?

Oui dont certaines peuvent sembler un peu folles comme le Drone-abeille imaginé par une jeune étudiante de la Sustainable design school de Nice. Il s’agit de petits drones de 10 cm regroupés dans des « ruches » accrochées aux lampadaires des villes. Ces « ruches », munies de capteurs, mesureraient la qualité de l’air. En cas de pollution, elles déclencheraient l’alerte et sortiraient sillonner la ville pour filtrer l’air car elles seraient équipée de 3 filtres, l’un pour les grosses particules, un second au charbon actif, et enfin, un 3ème à particules. Lorsque celui-ci est sale, le drone retourne dans sa ruche pour le nettoyer et se recharger grâce à l’électricité des lampadaires.

Va-t-on bientôt voir ces drones dans nos villes ?

N’allons pas trop vite, il faut améliorer le produit, le tester, le financer, le mettre en place, donc ce n’est pas pour tout de suite. Bref ça bouge et tout le monde tente de trouver des solutions pour nous pomper l’air ! Bon week-end, profitez-en pour aller respirer un bon air pur !

Cette chronique a été diffusée le vendredi 28 août sur Sud Radio.

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Passionnée par le cinéma documentaire et l'environnement, Alexandra a choisi le journalisme par vocation. En grande optimiste et végétarienne convaincue, elle espère un avenir meilleur pour le monde. Chaque petite voix compte... la sienne aidera peut-être à améliorer les choses en donnant les informations nécessaires à la réflexion !