Villes :

Demain, vivrons-nous sous l’eau ?

Aujourd’hui c’est la journée thématique de la COP21 consacrée aux océans. Yolaine de la Bigne vous parle d’une solution carrément futuriste : une ville sous l’eau…

Yolaine de la Bigne reprend sa place derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 9h45, 13h30, 15h45 et 19h45 !

Ocean Spiral Pixabay

 

Ecoutez la chronique de Yolaine de la Bigne : 

Version écrite de la chronique : 

On n’est plus dans du Jules Vernes mais dans du Shimizu, le nom de la firme japonaise qui travaille sur un projet fou qu’elle commencerait à construire en 2030, Ocean Spiral, une ville submergée dans deux buts : comment faire vivre une grosse population sans danger avec la montée de eaux et enfin comment entretenir cette ville grâce à l’océan, source d’énergie, d’alimentation, de traitement du CO2 etc

Le projet a du sens en effet sur le fond. Et sur la forme, elle va être comment cette ville ?

15813860546_6d5b65d5b8_oElle sera constituée de 3 zones : une sphère transparente de 500 m de diamètre, en grande partie immergée, où pourront vivre, travailler, étudier ou même y passer des vacances près de 5000 personnes (dont 1000 visiteurs). Ensuite une sorte de torsade ancre la sphère entre 1.500 m et 4.000 m de profondeur, enfin une base, au fond de l’océan, qui gèrera notamment le stockage et le recyclage du Co2 ainsi que l’exploitation des fonds marins. Des fonds marins si riches qu’ils permettraient à la ville de s’auto suffire grâce à la pêche, l’aquaculture, l’énergie thermique qui joue sur les différences de température entre le fond et la surface). Il s’agit donc d’un prototype, de l’immersion d’un nouveau style de ville quasiment autonome.

Et on les mettrait où ces villes, pas en pleine mer !

Près des rivages des îles dans l’océan pacifique afin de prévenir la montée des eaux ou dans les eaux profondes longeant l’Afrique et le Moyen Orient. En cas de tsunamis ou de séisme, la structure peut flotter et donc résister à la pression, en tout cas mieux qu’une ville sur le bord de mer.

Est-ce vraiment écologique ?

Certains vous diront qu’on va encore aller polluer encore plus les océans. Le chef du projet, Takeuchi Masaki répond qu’il faudra gérer raisonnablement les ressources. Il faudra le vérifier car pour l’instant la triste réalité c’est que nous avons beaucoup abîmé les océans, avec la surpêche, la pollution des eaux, nos plastiques et nappes de pétrole etc mais espérons que d’ici 2030 nous aurons des méthodes durables pour s’alimenter, surtout que le projet valant environ 20 milliards d’euros selon les médias, il faut que le jeu en vaut la chandelle.

Cette chronique a été diffusée le 3 décembre sur Sud Radio en partenariat avec ENGIE acteur de la transition énergétique 585

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Emilie Villeneuve

Sa licence de journalisme en poche, elle s’envole pour la Réunion où elle arpente l’île en tant que journaliste radio au sein de RFO. Une fois revenue en métropole, Emilie se consacre à l’environnement et au bio avec Bioaddict.fr et pige également en tant que journaliste web avec DDMagazine.com. Elle intègre la rédaction de Néoplanète en avril 2011 dont elle est aujourd'hui la rédactrice en chef adjointe du site et de la webradio. Elle fait également partie de l'équipe de "Bougez Vert", émission diffusée sur Ushuaïa TV.