Quelle époque éthique !

Les cosmétiques innovent pour limiter la pollution

tube-1884373_1280L’échéance a été fixée à janvier 2018. A cette date les fabricants de cosmétiques devront avoir supprimé les microbilles de polyéthylène de leurs produits. Le compte à rebours est donc lancé !

Écoutez Yolaine de la Bigne derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin à 6h10 et 7h22 du lundi au vendredi, dans « Quelle époque éthique », une chronique à télécharger :

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Cela fait partie des impératifs de la nouvelle loi biodiversité. On trouve ces micro billes de plastique dans les gommages, gels douches et autres shampoings. Trop petites pour être filtrées lors du traitement des eaux usées, ces micro-particules finissent dans les mers et nos océans qu’elles contribuent à polluer. L’Union européenne, la Norvège et la Suisse ont produit à elles seules plus de 4000 tonnes de ces billes selon un rapport de l’UNEP, le programme des Nations-Unis pour l’environnement, repris par Le Monde. A ces polluants, s’ajoutent les tubes, pots et flacons qui trônent dans nos salles de bains et finissent à la poubelle. Pour ces marques, souvent luxueuses qui se piquent de développement durable, ce bilan fait tâche et la gestion des matières plastiques est devenue, par obligation ou par conviction, un enjeu stratégique.

Et dans ces milieux de l’emballage et de la beauté, je suppose, que les innovations vont bon train.

Oui car heureusement le recyclage est à la mode ! La marque de maquillage Urban decay a par exemple développé des pinceaux dont les fibres sont obtenues à partir du recyclage de bouteilles en plastique, avec un résultat de souplesse et de douceur proche des matières naturelles. De son côté, The body shop lancera début 2017 des pots en plastique sans trace de pétrole, une technologie mise au point par une start-up qui consiste à récupérer le méthane et le dioxyde de carbone, à en isoler les molécules de carbone et à les transformer en minuscules granules de plastique. Avant d’être rejetés dans l’air, les gaz à effet de serre sont prélevés via des réacteurs brevetés installés dans des fermes laitières, des décharges et des usines de traitement en eaux usées. Une véritable usine à gaz ( !)… mais le responsable social et environnemental de la marque en est content « Alors que la fabrication du plastique traditionnel rejette des gaz à effet de serre, nous nous les réduisons », a-t-il expliqué au Monde. Nous, on se demande pourquoi ne sont pas encore organisés, par tous, collecte et recyclage, packaging réduit et pourquoi pas vente en vrac… Ce serait quand même plus simple, éviterait ce genre de sur-déploiement technique mais bon ce serait sans doute moins glamour !

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Emilie Villeneuve

Sa licence de journalisme en poche, elle s’envole pour la Réunion où elle arpente l’île en tant que journaliste radio au sein de RFO. Une fois revenue en métropole, Emilie se consacre à l’environnement et au bio avec Bioaddict.fr et pige également en tant que journaliste web avec DDMagazine.com. Elle intègre la rédaction de Néoplanète en avril 2011 dont elle est aujourd'hui la rédactrice en chef adjointe du site et de la webradio. Elle fait également partie de l'équipe de "Bougez Vert", émission diffusée sur Ushuaïa TV.