Santé :

Comment se protéger des néonics

Des statistiques publiées fin mai par l’Union nationale de l’apiculture française sont affligeantes : malgré le moratoire européen sur l’usage de certains néonicotinoïdes, l’utilisation des insecticides « tueurs d’abeilles » continue et a même progressé de 31% entre 2013 et 2014. Voici donc quelques gestes de bon sens qui peuvent nous protéger de leurs effets néfastes à la maison, dans nos assiettes ou lors de nos activités sportives.

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Écoutez Yolaine de la Bigne derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin à 7h52 du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 11h30, 13h30, 16h30, 19h45, 23h45 et 03h30 !

Version audio :

La loi sur la biodiversité provoque de nombreuses polémiques et le vote des sénateurs en mai n’a pas contenté tout le monde !

En effet, les sénateurs ont repoussé voire carrément supprimé de nombreux points importants, sous la pression des lobbies ce qui a mis les ONG très en colère. Notamment des néonicotinoïdes, ou néonic, des insecticides dérivés de la nicotine employés par les agriculteurs, les vétérinaires quand ils vous donnent des produits anti-puces, etc. Ils sont partout (sol, rivière, eau, alimentation…) et des études commencent à révéler leurs conséquences sur la biodiversité et sur la santé de l’homme, certains étant soupçonnés par EPA (Agence Protection Environnement américaine) d’être cancérigènes, perturbateurs endocriniens, avec effet potentiels sur la thyroïde ou le système nerveux. Leur interdiction prévue pour 2017 a été repoussée par l’Assemblée nationale en 2018 puis par le Sénat en 2022. Avec pour arranger le tout, cette révélation du Monde, sur la lettre de Stéphane le Foll demandant de ne pas les interdire (contre l’avis de Ségolène Royal). On comprend la colère des associations et de Nicolas Hulot parlant de l’aveuglement des sénateurs

On n’est donc pas prêts d’arrêter ces Néonic, mais s’il y a vraiment danger, que faire ?

Se débrouiller tout seul en retrouvant des gestes de bon sens pour avoir une vie la plus naturelle possible. Manger bio ce qui vous assure des aliments sans pesticides et OGM, sans rajouts de sucre et mauvaises graisses et quand on peut, cuisiner chez soi des produits frais. Ne pas abuser de la viande et la privilégier bio mais faire attention aussi au poisson, capteur de polluants et de métaux lourds. Préférer les petits poissons type maquereau, sardine, anchois. Idem pour les cosmétiques qui contiennent des perturbateurs endocriniens et des substances irritantes. Encore une fois le bio est de mise.

Lire « Comment manger bio sans se ruiner ? »

Et pour éviter ces Néonics, il faut faire attention à la maison aussi !

Car nos appartements sont remplis de COV (composants organiques volatiles) entre le chauffage, les colles, vernis et peinture, les produits ménagers, etc. Pour les évacuer, il faut aérer 30min/jour même l’hiver, nettoyer à l’ancienne avec vinaigre blanc, bicarbonate et savon noir, ne plus utiliser de parfums d’intérieur, encens ou bougies. Et, acheter des meubler en matières naturelles et pour les autres, les laisser dehors sur un balcon 2-3 jours avant de les installer chez vous si vous le pouvez pour se débarrasser des COV. Enfin ne pas faire du sport n’importe comment, ne pas courir en période de canicule ou de pic de pollution, par exemple pour ne pas inhaler trop de particules fines. Bref, rien d’insurmontable mais une autre façon de vivre au quotidien.

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Emilie Villeneuve

Sa licence de journalisme en poche, elle s’envole pour la Réunion où elle arpente l’île en tant que journaliste radio au sein de RFO. Une fois revenue en métropole, Emilie se consacre à l’environnement et au bio avec Bioaddict.fr et pige également en tant que journaliste web avec DDMagazine.com. Elle intègre la rédaction de Néoplanète en avril 2011 dont elle est aujourd'hui la rédactrice en chef adjointe du site et de la webradio. Elle fait également partie de l'équipe de "Bougez Vert", émission diffusée sur Ushuaïa TV.