Cinéma : Plastic Planet de Werner Boote

Le grand-père de Werner Boote a travaillé dans le plastique quand c’était une matière révolutionnaire qui allait changer le monde. En mieux. Aujourd’hui, Werner Boote fait le tour du monde du plastique, et le bilan rime avec pollution. Sortie le 6 avril. Critiques, photos et bande-annonce de Plastic Planet ci-dessous.

[audio:http://www.neo-planete.com/wp-content/uploads/2011/03/Palmes-Vertes-22-mars-Plastic-Planet-PAD.mp3|titles=Plastic Planet de Werner Boote]

Version écrite de la chronique

Le plastique, ce n’est plus aussi aussi fantastique qu’on l’a chanté et que le pensait l’aimable grand-papa de Werner Boote. Le premier en sont temps était enchanté par cette invention révolutionnaire. Le second déchante dès le matin et prend sa caméra de pèlerin en Michael Moore light, c’est à dire se mettant en scène avec ses sarcasmes, mais sans plus d’ego que cela, pour aller interroger les acteurs du plastique et de ses alternatives à travers le monde.

Au fil des interviews, qu’il s’agisse de généticiens, d’industriels ou de chimistes, qu’il soit au Maroc, en Inde, au Japon ou aux États-Unis, les discours sont identiques. Le seul alien qui a envahi la terre au XXe siècle, c’est le plastique. Et on apprend toutes les gentillesses que contient le plastique, le styrène, un vieil ami, et un autre intrus qui fait beaucoup de bruit depuis quelques années, le gracieux Bisphénol A (celui des tétines de bibs). Du coup, le réalisateur et toute son équipe se sont fait faire une prise de sang. Et devinez quoi ? On y a trouvé du bisphénol. La bonne nouvelle, c’est que depuis cette révélation, Werner a fait très attention à réduire autant que possible le, il faudrait dire LES, plastique(s) de son environnement, et son taux de bisphénol a baissé.

Car le plastique, indestructible, représente un volume inouï, vivant ou mort si j’ose dire, c’est à dire en usage ou en déchets. Comme les chiffres sont peu parlants parfois, c’est-à-dire tellement gros qu’on ne peut les imaginer, il demande dans tous les pays où il passe à des habitants de pavillons de sortir tout ce qui contient du plastique (dont moult vêtements). L’image des proprios et de leur récolte multicolore est un quasi copié/collé que l’on soit en Europe ou en Asie. Tout est dit en un cliché. Après, on peut sortir les chiffres.

Comme ces 675 tonnes d’ordures jetées chaque heure dans les mers, dont la moitié sont en plastique, dont la durée de vie est de plusieurs centaines d’années. Aujourd’hui, le Titanic, son iceberg, il serait en PVC.

Découvrez l’un des trailer de Plastic Planet

Plus d’informations sur Plastic Planet : www.plastic-planet.at

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"Polyglotte et multimédia, curieuse de tout, avare de rien, en chapeau sur son vélo ou en lunettes en salles obscures, Monique Neubourg aime le cinéma, les livres, les parfums, les jardins, les séries américaines, les relations humaines, l'air du temps et le bruit de l'eau. Elle fait même ses shampoings bio elle-même !