Cinéma : « Félins » de Keith Sholey

Directions le Kenya, ses lions, ses guépards, ses hyènes, ses éléphants. La loi de la jungle n’est pas un vain mot, c’est le moteur de ces « Félins » (Disneynature). En salles dès aujourd’hui. 

 

 

 

 

[audio:http://www.neo-planete.com/wp-content/uploads/2012/01/Felins.mp3|titles=Felins]

Version écrite de la chronique

C’est une terre immense partagée par un fleuve, dont une vue d’avion nous rappellera régulièrement l’immensité. Chaque rive est le territoire d’un lion. Au Sud, Fang (reconnaissable à sa canine brisée), un bon chef de famille qui vient de donner à Layla une portée de petits dont la mutine Mara. Au Nord, Kali et ses trois fils qui attendent que les eaux baissent pour traverser, opérer un raid et régner sur toute la réserve. Si cela arrive, ce sera au prix de la mort programmée non seulement de Fang, mais aussi de Layla. La mort est la guest-star du film, elle est présente à chaque seconde. Elle est dans le camp des gazelles, des fourmiliers, de Sila, la superbe femelle guépard qui se bagarre pour que grandissent ses petits. Ce n’est pas une mise en scène, c’est la réalité de cette réserve kenyane. Les images sont sidérantes, au niveau des moyens, ça n’a pas été radin. La voix off comme sinon toujours du moins trop souvent (celle de Pascal Elbé, la question n’est évidemment pas dans le choix de cet aimable acteur, mais de l’auteur du texte) est sentencieuse et penche dangereusement, péché originel de la maison Walt Disney, vers un anthropomorphisme douteux. (Heureusement cela peut facilement se régler avec une paire de bouchons d’oreilles en vente dans les magasins de musique, ceux qui permettent aux batteurs des groupes de métal de ne pas finir le concert sourds comme des pots.)
Attention toutefois aux enfants émotifs, le documentaire est archi-anxiogène. Les félins ici ne sont pas des gros chats nés sous le signe du Bisounours, mais des prédateurs cruels. Ça saigne, ça meurt, ça bouffe et se fait bouffer. Associé au commentaire qui humanise à l’extrême les lionnes (on dirait qu’il parle de cette pauvre tatie Suzanne), j’aurais été une môme, je refaisais pipi au lit le soir même !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Retrouvez l’intégralité du voyage de Pascal Elbé, le narrateur, sur les traces de Félins :

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"Polyglotte et multimédia, curieuse de tout, avare de rien, en chapeau sur son vélo ou en lunettes en salles obscures, Monique Neubourg aime le cinéma, les livres, les parfums, les jardins, les séries américaines, les relations humaines, l'air du temps et le bruit de l'eau. Elle fait même ses shampoings bio elle-même !