Pollution lumineuse :

Ciel ! Où sont passées les étoiles ?

On ne voit plus les étoiles ! En plus de gaspiller de l’énergie, nos lumières laissées inutilement allumées la nuit génèrent de la pollution et perturbent l’écosystème. Heureusement, il existe des solutions.

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Yolaine de la Bigne reprend sa place derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 9h45, 13h30, 15h45 et 19h45 ! 

Ecoutez la chronique de Yolaine de la Bigne :

Version écrite de la chronique :

Durant cette COP 21 on analyse toutes les sources de pollution et de gaspillage d’énergie qui sont à l’origine du dérèglement climatique, notamment la pollution lumineuse.

Une pollution dont nous avons tous pris l’habitude, c’est simple « il ne fait quasiment plus noir en France » comme le titrait récemment Sciences et Vie. A part dans les régions de montagne, on ne voit plus les étoiles ! Les poètes sont tristes mais les animaux nocturnes aussi qui perdent leurs repères, sans parler des conséquences sur la santé et notamment nos insomnies. Les photos satellite montre que tous nos pays évolués sont baignés de lumière artificielle. Rien qu’en France, on compte 11 millions de points lumineux selon l’Ademe et plus de 3,5 millions d’enseignes lumineuses. C’est d’autant plus regrettable qu’il existe toute sortes de solutions comme ne pas éclairer les bureaux toute la nuit ce qui ne sert à rien !

Pourtant un arrêté du 25 janvier 2013 limite les durées d’éclairage des façades, vitrines et bureaux non occupés justement !

C’est en effet un petit progrès mais il faut aller beaucoup plus loin et que chacun d’entre nous prenne conscience du gaspillage à maintenir des lumières à éclairer par exemple son jardin toute la soirée alors qu’on n’y est pas.  Sans revenir au Moyen-Age quand on avait peur de sortir dans la rue, on peut améliorer la situation avec des lumières mieux orientées, vers le sol et non vers le ciel. Des éclairages pas trop intenses, posés sur le sol pour éclairer vos pas et non avec des réverbères immenses qui éclairent partout. On peut aussi opter pour des réverbères solaires, moins éblouissants. Il y a encore des innovations intéressantes comme la bioluminescence pour exploiter la lumière des animaux qui en produisent naturellement, les méduses, lucioles, calamars, certaines algues etc. Une start-up française, Glowee, y travaille par exemple. Autre piste : les réserves d’étoiles.

Les réserves de ciel étoilé, l’idée est jolie c’est quoi ?

Ce sont des espaces publics ou privés peu ou pas du tout éclairés car ils bénéficient d’une protection pour des raisons scientifiques, éducatives, culturelles et environnementales. Les canadiens ont été les premiers à se préoccuper de cette pollution lumineuse et ont créé la Réserve Internationale de Ciel Etoilé du Mont-Mégantic. En France nous avons la Réserve Internationale de Ciel Etoilé du Pic du Midi. Heureux ceux qui y vont, ils verront plein d’étoiles !

Cette chronique a été diffusée le 1er décembre sur Sud Radio en partenariat avec ENGIE acteur de la transition énergétique

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