Agriculture :

Arrêter les pesticides, enfin !

De nombreuses méthodes existent pour rendre notre agriculture moins polluante et se passer des pesticides : bonne nouvelle, les agriculteurs sont de plus en plus nombreux à sauter le pas !
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Écoutez Yolaine de la Bigne derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 13h30, 16h30, 19h45, 23h45 et 03h30 !

Écoutez la chronique de Yolaine de la Bigne :

Version écrite de la chronique :

Le salon de l’agriculture est terminé et l’une des questions que l’on se pose tous c’est : les agriculteurs peuvent-ils se passer des pesticides ?

Même si certains productivistes répondent que non car ils n’ont pas envie de changer le système, d’autres vous disent oui sans hésiter ! Le gouvernement lui-même, qu’on aurait du mal à considérer comme écolo, s’est engagé à faire réduire l’utilisation des pesticides avec le plan Ecophyto, N’oublions pas que nous avons adopté les pesticides après la seconde guerre mondiale pour augmenter les rendements agricoles et nourrir toute la population. L’époque est différente, maintenant nous pourrions changer nos manières de consommer.

D’où ce plan Ecophyto. De quoi s’agit-il exactement ?

C’est un plan lancé en 2008 lors du Grenelle de l’environnement pour réduire progressivement l’utilisation des pesticides (50% en 10 ans, si possible). Des paroles, juste des paroles… les achats de pesticides ont continué de progresser et la France figure parmi les plus gros consommateurs. On va être positif et croire à ce plan Ecophyto 2, présenté par le gouvernement en octobre dernier. Il suit 6 axes, qui sont : 1. faire évoluer les pratiques; 2. développer la recherche; 3. réduire les risques des produits phytopharmaceutiques sur la santé humaine et l’environnement ; 4. les supprimer dès que c’est possible, dans les jardins, les espaces végétalisés et les infrastructures ; 5. encourager cette politique dans les régions ; 6. s’appuyer sur une communication participative pour instaurer un débat citoyen constructif.

De belles intentions, mais concrètement voit-on déjà des exemples qui permettraient de convaincre les agriculteurs ?

Les exemples sont même de plus en plus nombreux ! Éric Marlet, producteur normand de lait bovin conventionnel, est passé au bio en 2015. Il a remplacé les antibiotiques par l’aromathérapie et l’homéopathie et il ne nourrit ses vaches qu’avec ses propres productions. Mr Mussote, viticulteur en Gironde, a réduit de 66% ses pesticides. Ou encore, Jean-Pierre Lacanal, arboriculteur dans les Alpes Maritimes, qui travaille autrement. Il pulvérise par exemple de l’argile à la place des pesticides. Tous ces agriculteurs peuvent se faire aider par le mouvement Terre de Liens qui veut développer le bio et aider le dialogue entre citoyens et agriculteurs. Si cette énième crise pouvait faire bouger les choses…

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Cette chronique a été diffusée le 9 mars sur Sud Radio en partenariat avec ENGIE acteur de la transition énergétique.
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Yolaine De La Bigne

Femme en or de l’environnement en 2007, journaliste de presse écrite et radio, auteur de plusieurs livres, elle a été une des premières « rurbaines » à habiter entre Paris et la campagne. De sa collaboration avec Nicolas Hulot pour Ushuaia et Allain Bougrain Dubourg, en passant par le prix Terre de Femme de la Fondation Yves Rocher, la création de Fêt Nat’ en 2006 ( fête de la nature et de l’écologie ), Yolaine renforce son engagement personnel à travers le lancement de l’agence de presse Kel Epok Epik et de Néoplanète.