Climat :

Alerte sur le vin !

Aujourd’hui, Yolaine de la Bigne vous parle d’un livre au titre explicite : « Menaces sur le vin : le défi du changement climatique ». Cet ouvrage édité par Buchet Chastel et écrit par Yves Leers et Valéry Laramée de Tannenberg nous concerne tous. C’est un art de vivre typiquement français et un sujet économique puisque la France était le 1er producteur au monde en 2014 et le sera encore sans doute cette année même si la lutte est serrée avec l’Espagne et l’Italie et nous sommes les 2ème consommateurs après les Américains. Bref, de quoi trinquer à la bonne santé du secteur mais y’a un hic !

Yolaine de la Bigne, reprend sa place derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 9h45, 13h30, 15h45 et 19h45 !

wineglass-553467_640
Creative commons pixabay

Écoutez la chronique de Yolaine de la Bigne :

Version écrite de la chronique : 

L’impact de plus en plus important du changement climatique depuis 30 ans car le vin gagne un degré d’alcool par décennie. Certains titrent 15 ou 16 degrés d’alcool et deviennent imbuvables.

Cela touche certaines régions du sud 

Le Languedoc, le Bordelais, le sud de la vallée du Rhône. Et toute la partie Méridionale de l’Europe notamment l’Espagne où les vignobles de Mancha risquent de disparaître d’ici 15 ans. Le Portugal s’en sort mieux grâce à ses progrès dans la viticulture depuis quelques années. En Californie, avec la 5ème année de sécheresse consécutive, certains vignobles montent vers le Nord-Ouest jusqu’au Canada, les Argentins plantent de plus en plus haut jusqu’à plus de 2000 mètres. Bref, c’est un problème mondial qui, comme toujours, touche surtout les petits viticulteurs. Et si le réchauffement climatique progresse et qu’en 2050 on atteint +3°c, là, on va prendre une sacrée cuite !

Quelles solutions peut-on trouver ?

Il existe des solutions techniques heureusement. Faire évoluer la vigne, le Bordelais teste de nouveaux cépages et fait des essais sur des vignes du Portugal et de Grèce. On redécouvre aussi des vignes anciennes. Ensuite il y a la façon de cultiver la vigne, par exemple laisser plus de feuillages pour la protéger ou l’irriguer au goutte-à-goutte comme dans le Languedoc. On vendange la nuit, quand il fait plus frais, on dépose le raisin dans des cuvages rafraîchis. Il y a aussi la microfiltration pour filtrer le vin mais c’est une méthode très énergivore et coûteuse. Le mieux restent le bio et la biodynamie qui laisse la vigne s’adapter, laisser les racines aller en profondeur par exemple pour chercher la fraîcheur. Bref, on cherche des solutions et merci messieurs de les trouver pour qu’on puisse continuer de trinquer mes amis !

Cette chronique a été diffusée sur Sud Radio le 10 septembre. 

 

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Pin on PinterestEmail this to someone

Emilie Villeneuve

Sa licence de journalisme en poche, elle s’envole pour la Réunion où elle arpente l’île en tant que journaliste radio au sein de RFO. Une fois revenue en métropole, Emilie se consacre à l’environnement et au bio avec Bioaddict.fr et pige également en tant que journaliste web avec DDMagazine.com. Elle intègre la rédaction de Néoplanète en avril 2011 dont elle est aujourd'hui la rédactrice en chef adjointe du site et de la webradio. Elle fait également partie de l'équipe de "Bougez Vert", émission diffusée sur Ushuaïa TV.