Agriculture :

« Qui veut la peau du bio ? »

C’est la question que l’on se pose de plus en plus souvent en voyant les difficultés auxquelles se confrontent les agriculteurs pour passer au bio. Pourtant celui-ci devient vite rentable, il serait même la meilleure solution pour nourrir la planète.
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Pixabay

Écoutez Yolaine de la Bigne derrière le micro de Sud Radio ! Retrouvez-la chaque matin du lundi au vendredi, dans « Un monde plus vert », une chronique rediffusée à 17h27 et à écouter sur notre webradio tous les jours à 13h30, 16h30, 19h45, 23h45 et 03h30 !

Écoutez la chronique de Yolaine de la Bigne :

Version écrite de la chronique :

Récemment vous nous disiez que de plus en plus d’agriculteurs passaient au bio mais aujourd’hui vous nuancez. C’est très compliqué pour eux.

La situation était analysée dans un article d’Aujourd’hui en France « Qui veut la peau du bio ? ». Même si en effet les candidats au bio sont de plus en plus nombreux, on a l’impression qu’on fait tout pour les en dégoûter. Passer du conventionnel au bio demande environ 2 à 3 ans pour faire la transition et respecter la réglementation biologique. Pour aider les agriculteurs à passer ce cap, il existe des subventions publiques données par l’état ou les collectivités : aides à la conversion, au maintien, crédits d’impôts, aides à la certification, à l’installation, etc. Or ces subventions ont été très sous-évaluées puisque le bio a le vent en poupe. L’assemblée permanente des chambres d’agricultures, le syndicat Synabio et les COOP de France tirent la sonnette d’alarme afin que les présidents des conseils régionaux et le ministre de l’agriculture prennent « des mesures ».

C’est dommage mais est-ce que le bio peut être rentable ensuite ? En d’autres termes, est-ce que le jeu en vaut la chandelle ?

Oui, c’est bien l’absurdité de la situation car le bio devient très intéressant par la suite. Les éleveurs de bêtes font des économies de nourriture en remettant leurs animaux en pâture, les agriculteurs font pousser eux-même leurs céréales au lieu de les acheter. Leurs produits se vendent plus cher dans le commerce, le tout finit par être plus rentable. Et le jeu en vaut d’autant plus la chandelle que d’après des chercheurs de l’université de l’état de Washington, il est possible de produire assez de nourriture biologique pour que tout le monde mange à sa faim. Alors aidons le bio !

Que faire ?

Il faut faire pression sur les pouvoirs publics ce qui n’est pas évident pour vous et moi. Par contre on peut déjà soutenir les producteurs en leur achetant des produits par les circuits courts. Car plus la demande augmente, plus les choses vont changer, lentement mais sûrement !

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Cette chronique a été diffusée le 29 mars sur Sud Radio en partenariat avec ENGIE acteur de la transition énergétique.

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Sylvie Nadin

Après un master en sciences de l'atmosphère et de l'océan, Sylvie débute une formation en journalisme. La science doit être accessible à tout le monde et pas qu'aux scientifiques ! Face aux problèmes environnementaux actuels, elle s'engage personnellement dans la voie de l'écologie. Souvent pessimiste, elle croit tout de même qu'un avenir radieux est possible, si on se donne la peine de le construire.