Pocheco : un marché emballant

Pocheco, c’est 114 employés, plus de 80 ans d’existence, 70 % du marché de l’enveloppe de gestion en France et une conscience écologique. Histoire d’une entreprise respectueuse de l’environnement et qui fait des profits.

Elles protègent vos factures, vos relevés de comptes ou vos impôts. Chaque année, elles sont deux milliards à investir nos boîtes aux lettres. Ce sont les enveloppes de Pocheco, les écoveloppes, respectueuses de l’environnement. Bien évidemment, leur papier est labellisé FSC et issu de forêts gérées durablement : un arbre coupé, trois autres plantés. Pour certaines – telle la gamme Oxymore –, ce sont des copeaux de bois qui servent à la fabrication. Colle et encre sont à base d’eau et sans solvants. Les fenêtres des enveloppes, un véritable casse-tête au moment du recyclage, ne contiennent pas de plastique mais du papier cristal. Du coup, plus de problème, l’enveloppe devient 100 % recyclable.

Un site de fabrication éco-responsable
Pour aller plus loin, c’est tout le site de Pocheco, à Forest-sur-Marque (59), qui met la main à la pâte. Des panneaux solaires, installés sur la toiture, fournissent la majorité des besoins en énergie. Le reste provient du nucléaire, mais est compensé en énergie renouvelable par une éolienne. Puits de lumière et végétaux
se partagent le reste. Les eaux de pluie, 60 %, sont récupérées pour arroser la flore. L’autre partie est utilisée pour les sanitaires et le nettoyage de l’usine. Pour dépolluer l’eau souillée par les encres, une bambouseraie a été implantée et sert de filtre naturel.

De tels aménagements écolo ont été possibles grâce à l’engagement militant d’Emmanuel Druon, le président, et un réinvestissement de la totalité des bénéfices dans le fonctionnement de l’entreprise. Indépendante, Pocheco n’est pas soumise à la dictature des actionnaires et de leurs dividendes. La cerise sur le gâteau ? L’association Pocheco Canopée Reforestation, créée en 2009 pour reboiser le Nord-Pas-de-Calais. Ainsi, en 2011, 3 000 arbres ont repeuplé les espaces naturels de la région. Un chiffre qu’Emmanuel Druon espère doubler cette année.

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