Les plantes dépolluantes, c’est bidon !

plantes bureau« Aucun effet significatif. » C’est la conclusion sans appel de l’étude Phyt’Office, menée par l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur (OQAI), qui a testé la soi-disant qualité épuratrice des plantes vertes dans un bureau. Les locaux d’Inddigo, société de conseil et d’ingénierie en développement durable, ont accueilli l’expérience.

 L’étude se base sur une comparaison entre les concentrations en polluants et le ressenti des occupants d’une moitié de bureaux équipés de plantes « dépolluantes », et une autre partie non-équipée. De 2010 et 2011, Indiggo a été le terrain de jeux de l’OQAI dont les travaux ont confirmé l’inutilité des plantes vertes pour épurer l’air, sauf dans des ambiances très particulières, comme les laboratoires.

Pourquoi une telle étude a-t-elle son importance ? Nous sommes trop exposés aux composés volatiles organiques (COV) présents dans nos intérieurs. En moyenne, nous passons 85% de notre temps confinés (8h au travail, 12h à la maison) (INSEE « Enquête emploi du temps 2009/2010 ») alors que ces lieux sont de 5 à 10 fois plus pollués que l’extérieur. Les plantes dépolluantes semblaient ainsi toutes indiquées pour lutter contre ce fléau.

Aujourd’hui encore, de nombreux sites continuent de proposer des plantes épuratrices, au risque de s’apparenter à de la publicité mensongère.

 

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Pin on PinterestEmail this to someone

Après un an passé en Irlande où elle obtient son bac à lauréat, elle revient en France où elle suit une année de lettres modernes à la faculté de Bordeaux. Depuis 2011 elle suit une formation de journaliste à Paris.