Pig Business, les dessous de l’élevage intensif porcin

36,8 Kg ! C’est la consommation moyenne de porc d’un Français par an, en 2009. Ce qui en fait la première viande consommée en France. Dans son documentaire « Pig Business », Tracy Worcester dénonce les dégâts causés par l’élevage intensif de porc.

Il y a quatre ans, Tracy Worcester, militante chevronnée, est partie découvrir quels étaient les véritables coûts du porc à bas prix importé de l’étranger, et vendu dans les supermarchés de Grande-Bretagne. Ainsi, son documentaire « Pig Business » réalise un état des lieux effrayant des conséquences de l’élevage industriel aux États-Unis, et de la propagation de ce modèle d’agriculture intensive en Europe. Le film se concentre sur le premier producteur mondial de viande de porc, Smithfield Foods, basé aux États-Unis. Cette entreprise emploie 52 000 salariés, traite 27 millions de porcs par an dans 15 pays. Et dégage des ventes annuelles d’environ 11 milliards de dollars en 2010. On comprend donc pourquoi cette compagnie dispose d’une influence des plus redoutables dans l’industrie du porc.

Une industrie qui porte préjudice à l’environnement : Smithfield Foods nourrit ses porcs avec le soja de Cargill, première société agroalimentaire du monde, dont les plantations transgéniques ont fortement contribué à la destruction de la forêt amazonienne. Sans oublier la souffrance animale. Entassés dans des hangars sombres, piétinant le béton, les cochons montrés dans le documentaire sont élevés dans des lieux insalubres, également dangereux pour la santé du personnel qui y travaille ! La santé des consommateurs est aussi mise à mal, à cause de la surdose d’antibiotiques administrée aux porcs lors de leur vivant.

Diffusé mercredi dernier au Parlement européen, ce documentaire a reçu le soutien de plusieurs ONG et de députés européens souhaitant réformer les subventions agricoles européennes.

A l’échelle des consommateurs : pensez aux AMAP !

Soutenu par : Compassion in World Farming, la Coordination Européenne Via Campesina, Food and Water Watch Europe, les Amis de la Terre, IFOAM, CIWF, Corporate Europe Observatory et l’Association Soil.

Le documentaire sous-titré en Français :

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