Vitoria-Gasteiz : le vert lui colle aux basques !

Au cœur du Pays basque espagnol, Vitoria-Gasteiz a reçu le prix de la Capitale verte européenne 2012. Couronnement légitime pour une ville depuis longtemps tournée vers l’écologie.

Textes et photos par Jean-Michel Véry, avec Jean-Claude Renard

Vitoria-Gasteiz, ville verte Vitoria-Gasteiz, ville verte ? C’est peu dire. Pas moins de 130 000 arbres dans ses rues, 479 m2 de forêt par habitant, soit un tiers de sa surface, des transports et des espaces verts à moins de 300 m de chaque habitation, la moitié des trajets s’y effectue à pied. Située au nord de l’Espagne, sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, à quelque 70 kilomètres de Bilbao, et bâtie à 525 mètres d‘altitude, c’est la capitale du Pays basque et siège des principales institutions basques. Avec ses 240 000 habitants, Vitoria peut se targuer d’une douzaine de grands parcs et jardins. Qui tous se prêtent à la déambulation romantique.

Créé dans les années 1820, le parc de la Florida est l’un des fleurons de Vitoria-Gasteiz. Il a été d’emblée conçu comme un jardin botanique correspondant à l’attrait des voyages et des grandes expéditions au XIXe siècle. Suivant un tracé géométrique dans le pur style des jardins à la française, on y contemple un hêtre à feuilles de fougère (variété rare) aux côtés d’un tulipier de Virginie d’une quarantaine de mètres de hauteur, un noyer noir américain âgé de 140 ans, un cèdre de l’Himalaya ou encore un jardin japonais.

A deux encablures, le parc del Prado héberge 21 espèces d’arbres à feuilles caduques, entre frênes, marronniers, érables et tilleuls. A peine plus loin s’étend le parc de l’Ariaga, autour d’un ermitage, sur 190 000 m2, peuplé d’acacias, de roseraies, de peupliers noirs, de plantes aromatiques, tandis que plusieurs espèces d’oiseaux survolent son lac et son amphithéâtre.

 

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Jean-Michel Véry

Guitariste, compositeur, après dix ans de bons et loyaux services auprès de musiciens comme Andy Chase, Laszlo de Trèbes ou Vivien Savage, il débranche pour le journalisme et collabore avec L’Optimum, Le Figaro, Politis… Un père anglais et une mère égyptienne, aux ascendances touaregs, lui confèrent génétiquement le goût du voyage. Il signe régulièrement la rubrique « tourisme » pour Néoplanète.