Insolite : pas de poules mouillées sur le terrain de foot !

A l’occasion de l’Euro, quatre poules se sont affrontées hier sur un terrain de football miniature. Les supporters ont été invités à parier sur la victoire de l’animal de leur choix, chacun représentant une équipe du groupe des Bleus. Reste à savoir dans quelles conditions ont été accueillies ces bêtes à plume.

 

autofocus-prodL’arbitre, sifflet au cou, s’assure du fairplay des joueurs de foot et n’hésite pas à faire monter la tension : « Il faut l’encourager, votre poule ! ». Sur le terrain, ce sont bien des animaux à plumes qui s’affrontent en match, sous les yeux attentifs des spectateurs qui ont parié sur leur éventuelle victoire.

En pleine période de l’Euro, Betclic a choisi d’organiser hier ces rencontres entre quatre vraies poules. Le site internet, premier sur le marché des paris sportifs, a évidemment invité les supporters à parier sur l’animal de leur choix, à l’étage du restaurant parisien Eggs&co.

« Avec le premier match de poules de ce soir (France-Angleterre hier, ndlr), c’était une évidence de prendre cette expression au pied de la lettre », explique Céline Angelini, directrice de l’agence conseil à l’origine de l’évènement, Marie-Antoinette. « L’objectif, c’était de parler du pari sportif en prenant le contre pied de celui-ci, poursuit-elle. Le pari est un jeu, il faut le reconsidérer comme tel, et initier les Français à l’amusement. En France, il n’a pas la même portée qu’en Angleterre par exemple. »

Pas de prises de bec entre Arthur le coq Français, Debby l’Anglaise, Géraldine l’Ukrainienne et Renée la Suédoise, les épreuves en duel se sont effectuées à tour de rôle sur le terrain de poche en herbe synthétique. A la clé : un sac de graine en guise de coupe. Chacune a du sauter pour toucher le ballon miniature du bec, être la plus rapide à la course pour atteindre l’en-(mini)but ou zigzaguer entre les jambes de leur dresseuse, Diane Dugard.

Et les poules, ma poule ?

Quelques graines au creux des mains, cette femme, unique artiste dresseuse de poules en France, endosse le rôle de coach. « Elles sont habituées, elles n’ont ni peur des gens, ni du bruit. » Pas de stress donc pour ces joueuses bestiales qui ont été choyées comme des coqs en pâte.

Ce n’est pourtant pas l’avis de Franck Schrafstetter, fondateur de « code animal », association pour la protection des animaux en captivité : « Au même titre que tout animal de cirque, les poules ont des besoins spécifiques qui ne sont pas en adéquation avec ce genre de spectacle. Les poules d’élevage, pourtant imprégnées de la présence humaine, n’en sont pas moins victimes du stress ». D’autant qu’elles ont besoin de disposer d’espace et d’une distance de fuite assez importante.

« D’un point de vue éthique se pose également le problème de l’utilisation d’animaux à des fins ludiques. Car au final, les poules y trouvent-elles un réel intérêt ? », poursuit-il. Brigitte Gothiere, porte-parole de l’association de protection animale L214 conclut par l’évidence : « On en revient toujours au problème que pose l’appropriation des  animaux par des humains qui les rangent dans la case marionnettes ».

 

autofocus-prodEt vous, qu’en pensez-vous ?

 

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