La pollution ne s’échappe pas que du pot

Plus de 40% des particules polluantes émises par le trafic routier en Île-de-France ne sortent pas de pots d’échappement, mais proviennent des pneus, des plaquettes de frein, et de l’abrasion des routes, selon un rapport de l’association Airparif.

wikipedia

Précisément 41% de ces dangereuses particules sont dues à trois sources de pollution auxquelles on ne pense pas forcément et dont on parle très peu, le freinage représentant à lui seul 20% des émissions totales du trafic routier, selon une étude de l’Université technique de Berlin. De plus, elles concernent tous les véhicules (voitures électriques y comprises). En comparaison, le diesel, souvent pointé du doigt, est responsable de 55% de ces émissions.

En plus des particules fines PM10 produites par cette pollution « silencieuse », il y a 7 autres composés dangereux, dont l’oxyde d’azote, le dioxyde de soufre, et trois gaz à effet de serre (CO2, méthane, et protoxyde d’azote).

Sujet peu abordé en France, ce type de pollution est déjà bien cerné aux Etats-Unis. Six états (Washington, New York, Oregon, Hawaï, Californie, et Rhode Island) ont en effet adopté une loi limitant le taux de cuivre contenu dans les plaquettes de freins à 5% d’ici 2020. Le programme de recherche européen Horizon 2020 se penche quant à lui sur le développement des méthodes permettant de réduire de 50% les émissions dues à l’abrasion routière.

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Eddy Delcher

Après un séjour de sept ans en Angleterre et en Afrique du Sud au cours duquel il obtient un diplôme en journalisme, Eddy revient en France afin de poursuivre ses études. En 2014, il rejoint l'équipe de Néoplanète et contribue régulièrement au CNRS International Magazine ainsi qu'au journal du CNRS depuis 2012.