Pablo Poblète, le poète d’ici et d’ailleurs

Voilà un artiste accompli que ce Pablo Poblète ! Souvent surprenant car multiple, avec lui le métissage artistique prend tout son sens. A écouter sans modération.

Pablo Poblète est né à Santiago du Chili en 1955, d’un père peintre et d’une mère journaliste d’art.  Il reçoit une bourse de poésie en 1977 et 1978. Il se décide pourtant à traverser l’Atlantique pour s’installer à Paris l’année suivante. Arrivé en France, il s’inscrit à La Sorbonne et y étudie la littérature hispano-américaine pour parfaire sa connaissance de son continent d’origine.

Artiste accompli, il est à la fois poète, peintre, mais aussi artiste en art visuels et organisateur culturel. Il participe également à de nombreux cercles de diffusions de la culture française et latine. Il est notamment chroniqueur pour la radio, membre de la Francophonie Internationale et du Cercle Richelieu Senghor, et Chevalier dans l’Ordre des Palmes Académiques.

Ces poèmes sont des odes à l’ailleurs, des louanges pour la francophonie tant l’artiste ne se laisse pas cloisonner ni mettre des œillères. Il est la voix des sans voix à qui il dédie parfois ses vers.  Il célèbre la beauté cruelle et magnifique de l’exil, thème qui lui est cher et qui métaphorise la violence de l’existence.

Ces poèmes ne sont pas uniquement des paroles clamées, la bande-son est toujours originale et les musiciens qui l’accompagnent soufflent dans un « didjeridoo », la fameuse trompe des aborigènes d’Australie, ou bien frappent la peau de tambours d’Afrique en nous transportant avec eux.


Voici un extrait de son poème « Je suis la voix perdu ».

J’entends ma propre voix qui me parle, qui me confronte, qui me dit :

« Jeune travailleur, jeune clandestin, qu’est-ce que tu fais là ?

Retournes dans ton village natal, retournes »

Oui je l’entends, oui je l’entends, c’est ma voix, c’est ma voix ».

–          « C’est pas ta voix, c’est la mienne, où tu es, d’où tu me parles.

Retournes à ton peuple qui t’appelles. Vas, vas, apprendre à lire aux enfants sur les décombres… »


Tiré de son livre Poèmes d’amour d’un immigrant clandestin à Marianne


Le poème clamé avec un beau clip en noir et blanc :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=LNAcpVQESTc&feature=related[/youtube]




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