« Oui au bio dans ma cantine » : Plus facile à dire qu’à faire

Valérie Mermet, adjointe au maire d’Aleria (Haute-Corse) témoigne des difficultés à mettre en place des repas bio dans les écoles…

bio cantine scolaire enfantConcilier recommandations diététiques, prix abordable pour tous et aliments bio relève bien souvent du casse-tête pour les municipalités, à qui le Grenelle de l’environnement a fixé l’objectif d’atteindre 20% de bio dans les cantines scolaires. Valérie Mermet, adjointe au maire d’Aleria, témoigne des difficultés rencontrées dans sa commune de 2.000 habitants en Haute-Corse.

Racheter des essoreuses à salades

Sur la plaine orientale de la Corse, Aleria compte un étang classé au patrimoine naturel, des vestiges archéologiques majeurs et surtout 220 enfants à l’école. «Nous servons en moyenne 140 repas par jour, quatre fois par semaine, à 40 enfants de maternelle et 80 primaires», chiffre Valérie Mermet. Alors, quand il y a quatre ans, la décision fut prise de passer la cantine en bio, il a fallu se donner les moyens de ses ambitions.

L’école avait la chance d’avoir un cuisinier sur place. Un atout quand on ne veut pas décongeler des barquettes toutes prêtes. «Il a quand même fallu racheter du matériel, ne serait-ce que pour essorer les salades qui avant arrivaient en sachets», explique l’adjointe au maire. Ensuite, il a fallu trouver des approvisionnements, la partie la plus complexe. «Aujourd’hui, nous n’avons que 40% d’aliments bio sur cette cantine, en partie car nous avons refusé d’emblée tout ce qui n’était pas en circuit court», explique l’adjointe au maire.

 

En page suivante : le prix du repas n’a pas augmenté: 3,35 euros, quand il coûte presque 10 euros à la commune qui supporte le surcoût.

 

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