On fond pour la châtaigne

C’est l’automne ! Une occasion rêvée pour renouer avec les balades en forêts et les plaisirs familiaux qui vont avec, comme la « pêche » à la châtaigne. Pour les professionnels, le ramassage de ce fruit peut atteindre les 200 kg par jour selon l’emplacement des arbres dans les châtaigneraies.

chataigneLa châtaigne, d’hier à aujourd’hui

Avant de connaitre sa gloire actuelle, la châtaigne était considérée comme un aliment de base apprécié par les populations modestes. Originaire d’Asie mineure, elle était très consommée dans les régions pauvres en céréales, mais aussi en Corse, dans le Massif Central et autour de la Méditerranée jusqu’au XIXème siècle. On la jugeait à juste titre rassasiante et facile à cultiver.

Aujourd’hui, 700 variétés sont cultivées dans nos régions (avant tout dans les régions Rhône-Alpes, Aquitaine et Languedoc-Roussillon). Si la Sardonne, la Bouche rouge, la Comballe, l’Aguyane et la Merle sortent du lot, il faut noter que la châtaigne d’Ardèche est reconnue en AOC (Appellation d’Origine Contrôlée) depuis 2005.

Châtaigne et marron, quelle différence ?

Le marron est une châtaigne dont la bogue ne renferme qu’un seul fruit. Pour vérifier, regardez sous l’écorce : si une chair blanchâtre est cloisonnée par une peau brunâtre, c’est une châtaigne. Dans le cas du marron, il n’y a aucune séparation.

Attention toutefois aux marrons d’Inde de vos jardins qui ne sont pas comestibles.

Les bienfaits de la châtaigne

Source indéniable d’énergie et de fibres, la châtaigne est riche en potassium, fer, vitamine C ou encore magnésium. Si aujourd’hui on ne l’utilise plus comme emplâtre en médecine, elle est utilisée comme aliment de substitution ou en farine (sa composition la rend compatible à des régimes alimentaires sans gluten). La châtaigne peut alors remplacer le blé ou les céréales de façon générale.

chataigneOù en trouver ?

Vous trouverez des châtaigneraies sur des  sols siliceux et acides, dépourvus de calcaire. L’Ardèche est la plus importante région de production (plus de 50 % de la production nationale).

A-t-on le droit d’en ramasser ?

En principe non ! En tous cas, pas dans les châtaigneraies cultivées, ni dans les forêts domaniales (cependant, une tolérance est de mise). Seules les parties communales accueillent volontiers les ramasseurs. Vérifiez toutefois les arrêtés municipaux pour ne pas vous tromper.

 

Merci à la société Tompress, spécialiste du matériel de transformation alimentaire.

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