Nos assiettes sont encore trop salées

Bien mais peut mieux faire. C’est la conclusion du rapport sur la consommation de sel des Français que rend l’Anses (Agence pour la sécurité alimentaire) aujourd’hui. Alors que l’Agence préconisait une baisse de 20% de ces apports entre 2002 et 2012, l’effort n’aurait été que de 4% à 10%.

sel et poivre anses« C’est un progrès, mais c’est très insuffisant », regrette Irène Margaritis, l’une des auteurs du rapport. Son constat : là où les Françaises et les enfants consomment 6,7 grammes de sel par jour, les hommes en consomment encore 8,7 grammes.

Des données bien loin des 5 grammes par jour recommandés par l’OMS (Organisation mondiale de la santé) ! D’autant qu’Irène Margaritis rappelle qu’il faut additionner à ces chiffres « du sel ajouté au cours des repas ou dans l’eau de cuisson – entre 1 et 2 grammes par jour -. »

Quel est le problème ? De nombreuses études le prouvent : l’excès de sel augmente les risques d’hypertension artérielle, de maladies cardio-vasculaires mais aussi de cancer de l’estomac. « On sait également qu’en trop grande quantité, il favorise la perte des minéraux. Pour le calcium, par exemple, c’est un problème dans les cas de l’ostéoporose ou lors de la croissance des jeunes enfants», poursuit le Pr Irène Margaritis.

Quelles solutions ?

  • Charcuteries, plats préparés, soupes, et même viennoiseries ou gâteaux, le sel est partout ! Attention donc aux produits que vous consommez et, comme toujours, favorisez le fait-maison pour connaitre les quantités exactes de sel que vous avalez (avec la possibilité de l’adapter selon vos besoins).
  • Si vous avez besoin d’un exhausteur de goût, pensez aux épices ou aux aromates qui font très bien l’affaire.
  • Pendant le repas, ne mettez pas de salière sur la table, et goutez avant de saler.
  • Les industries de l’agroalimentaire, qui utilisent le sel comme conservateur ou exhausteur de goût, s’étaient déjà engagées à la fin des années 2000 à réduire la quantité de sel dans leurs produits. Elles doivent poursuivre leurs efforts.
  • L’Anses encourage la France à faire réagir l’Europe, en pesant notamment dans les discussions en cours à Bruxelles sur les alicaments (produits étiquetés « bons pour la santé »). Sa suggestion ? Qu’un excès de sel dans les produits exclue d’office les industriels prétendant au « titre ».

D’après le PNNS (Plan national nutrition santé), l’objectif 2015 à atteindre en France est une consommation moyenne de 8 grammes de sel par jour pour les hommes et 6,5 grammes pour les femmes et enfants. Une ambition qui ne manque pas de sel !

 

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