Le sexisme se combat dès la crèche !

Pas d’obligation

Mais, même si les hommes au foyer sont de plus en plus nombreux et les femmes de plus en plus autonomes, il ne faut pas passer d’un extrême à un autre. « On ne force aucun enfant, mais on leur donne le choix, et je peux vous dire que les garçons adorent changer les couches des poupons ! », se défend David, éducateur de 36 ans. « C’est rare, un homme en crèche, concède-t-il. Mais c’est important que le projet ne soit pas porté que par des femmes. »

 

Pascaline Marey est pédopsychiatre à Paris. Ce concept ne lui semble pas si révolutionnaire.

« La majorité des crèches laissent les enfants libres de choisir leurs jeux. Si les petits garçons veulent jouer à la dînette ou à la poupée, les puéricultrices ne les en empêchent pas. D’ailleurs, je ne vois pas pourquoi elles le feraient : aujourd’hui, les papas font la cuisine et s’occupent des enfants. Après tout, jouer « au papa et à la maman » pour un garçon peut aussi être considéré comme une marque d’identification de la figure paternelle.

Toutefois, je suis d’accord avec l’idée que les enfants doivent exprimer leurs émotions au travers des jeux, ceux-ci peuvent leurs permettre une meilleure maîtrise de leurs sentiments et c’est structurant pour eux. »

 

L’exemple suédois

C’est en Suède que cette méthode est née sous le nom de  « technique égalitaire ». Lancée en 2000, elle a permis aux enfants de bénéficier des mêmes attentions. Un « rééquilibrage » plus qu’une « rééducation » qui a porté ses fruits, puisque Le Parisien rapporte que ces enfants ont moins de stéréotypes et deviennent moins violents.

Douze ans après la première expérience, le concept s’est étendu aux écoles primaires, aux collèges, aux lycées et même aux entreprises volontaires. Volvo organise, par exemple, un stage de sensibilisation obligatoire pour ses employés masculins afin de leur faire prendre conscience de ces inégalités. On n’en est pas là chez Renault ou PSA.

 

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Après un an passé en Irlande où elle obtient son bac à lauréat, elle revient en France où elle suit une année de lettres modernes à la faculté de Bordeaux. Depuis 2011 elle suit une formation de journaliste à Paris.