NON au massacre de bébés phoques !

BlanchonDepuis une trentaine d’années, la chasse commerciale du blanchon, le petit du phoque, est interdite. Des chasseurs québecois viennent de réclamer la levée de cette interdiction. Le Fonds International de Protection des Animaux (IFAW) condamne cette demande.

Brigitte_Bardot_-_1962En 1976, Brigitte Bardot rejoint l’IFAW et déclenche une vaste campagne internationale pour dénoncer la chasse aux phoques. Ce sont en particulier les méthodes employées qui choquent l’actrice de renommée internationale et qui la pousseront en 1977 à se rendre sur les glaces polaires canadiennes, à Blanc-Sablon. Des blanchons, à peine âgés de 15 jours y sont alors régulièrement assommés à coups de massue puis dépecés sur place, parfois encore conscients. Tout ça juste pour récupérer leur fourrure. Ces pratiques barbares ont finalement été interdites, en 1987. On pensait donc en avoir terminé avec elles.

Hors, à en croire un rapport publié le 20 avril dans le journal montréalais Le Soleil, Gil Thériault, directeur de l’Association des chasseurs de phoques des Îles de la Madeleine, au Québec, conteste cette décision d’interdiction. Elle aurait été, pour lui, le fruit d’une erreur. D’autres chasseurs ont également témoigné, dans un article paru le 25 avril, de leur volonté de voir la chasse au blanchon à des fins commerciales autorisée à nouveau. Ce qui serait réouvrir la porte à des massacres de grande ampleur. Certaines années, jusqu’à 150 000 phoques ont été abattus en deux jours. Rappelons que 98 % des phoques chassés à des fins commerciales au Canada sont âgés de 3 semaines à 3 mois.

BébéPhoqueTuéSheryl Fink, la directrice du programme Phoques Canada de l’IFAW (www.ifaw.org), a tout de suite réagi : « Je suis effarée de savoir ces chasseurs de phoques désireux de recommencer à tuer les blanchons. Le massacre d’animaux encore bébés, âgés de quelques jours seulement, sous les yeux de leur mère est fustigé partout dans le monde. Cette pratique est si abjecte qu’une reprise de la chasse au blanchon susciterait à n’en pas douter un véritable tollé international et nuirait plus encore à l’économie ainsi qu’à la réputation du Canada dans le monde entier ». Dans le même temps, un sondage réalisé par le cabinet d’études Environics révèle que 71 % des Canadiens sont favorables à une protection des phoques de moins d’un an.

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A l'issue de sa prépa bio au Lycée Chaptal, à Paris, Arnaud intègre l’Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Toulouse (ENSAT). Avant de rejoindre Néoplanète, il a fait ses premières armes de journaliste à Ça m’intéresse et Science&Vie Junior.