Nathalie Kosciusko-Morizet, nouvelle ministre de l’Ecologie

Alain Juppé était pressenti, mais c’est finalement Nathalie Kosciusko-Morizet qui devient ministre de l’Ecologie. Agée de 37 ans, elle succède ainsi à Jean-Louis Borloo. Avec un nouvel intitulé pour son ministère : celui de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement.

Polytechnicienne, ingénieur du Génie rural et des eaux et forêts, Nathalie Kosciusko-Morizet a d’abord été chargée de mission au bureau Agriculture et Environnement de la Direction de la Prévision du Ministère des Finances sur les thèmes d’environnement. Elle a ainsi participé aux négociations internationales sur la mise en œuvre du protocole de Kyoto et aux réflexions nationales sur la fiscalité écologique.

L’actuelle maire de Longjumeau a ensuite accumulé les postes dans le domaine de l’environnement. Elle est ainsi entrée, en mai 2002, au cabinet de Jean-Pierre Raffarin comme conseiller technique pour l’écologie et le développement durable. Elle a été le rapporteur de la charte de l’environnement et de la mission d’information sur l’effet de serre.

Nathalie Kosciusko-Morizet a été par ailleurs secrétaire nationale de l’UMP, chargée de l’environnement (2002-2006) puis déléguée générale à l’écologie (2006-2007). De 2007 à 2009, elle a enfin été secrétaire d’État, chargée de l’Écologie dans le second gouvernement Fillon, auprès de Jean-Louis Borloo.

A noter : Nathalie Kosciusko-Morizet est présidente de l’association Consodurable qui propose une déclinaison pratique de la Charte de l’Environnement. « Parce qu’aujourd’hui l’urgence nous impose de préserver l’environnement de nos propres excès pour les générations à venir, il est de notre responsabilité de lui donner une valeur effective, explique-t-elle sur www.consodurable.org. C’est l’objet de la Charte de l’Environnement. Mais elle doit vivre au-delà des grands principes. Sa vraie victoire s’incarnera dans nos gestes quotidiens ».

La réaction des Amis de la Terre à ce remaniement

Dans un communiqué, les Amis de la Terre se disent « inquiets du nouveau champ de compétences, plus réduit, du ministère de l’Ecologie. L’énergie disparaît du nom de ce ministère et est reprise à Bercy. Par ailleurs, la mer n’est plus citée alors que les menaces sur les ressources halieutiques n’ont jamais été aussi fortes. » L’association souligne également « les compétences et le courage politique de Nathalie Kosciusko-Morizet qui avaient été remarqués notamment lors du débat parlementaire sur les OGM. »

Retrouvez Nathalie Kosciusko-Morizet dans le numéro 11 de Néoplanète, dédié au Sommet de Copenhague  et à l’appel « Copenhague, et après ?  » :

Retrouvez en vidéo le making-of de la couverture de Néoplanète 11 et la genèse de cet appel signé par Nathalie Kosciusko-Morizet fin 2009.

Ecoutez l’interview de Nathalie Kosciusko-Morizet lors du Grenelle de l’environnement





Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Pin on PinterestEmail this to someone