Miley Cirus alias Hannah Montana : elle est partout, mais c’est sur Néoplanète qu’elle parle d’environnement !

Miley Cyrus est THE star incontestée de l’écurie Disney. Et à 16 ans, l’interprète de la série « Hannah Montana » témoigne aussi d’un engagement non feint pour la planète. Avant de la retrouver, le 24 juin prochain,  dans un long-métrage de la série qui l’a propulsée –  tout sobrement intitulé : « Hannah Montana, le film» – notre Pop-girl nous explique comment elle compte influencer sa génération dans la protection de l’environnement.

Vous êtes devenue, en l’espace de quelques années, une icône du show-biz mais vous êtes également très impliqué dans l’écologie ? Depuis quand ?

Je suis une fille du Tennessee. Monter à cheval, c’est un peu une seconde nature chez nous. Et vous n’avez pas franchement envie de galoper entre une centrale nucléaire et un dépotoir à ciel ouvert.  Malheureusement, je constate comme tout le monde que l’urbanisation gagne du terrain. Je voyage énormément et quand j’arrive dans une agglomération importante, la première chose qui me saute aux yeux, ce sont des ensembles immobiliers compactés et sans espace vert !  Quel manque de réflexion ! Nous savons tous que l’homme a besoin d’arbres, de fleurs et de verdure pour se sentir bien !

Quand vous parlez du Tennessee, vos yeux brillent…

Lorsqu’on m’a proposé de jouer à Los Angeles la série « Hannah Montana », je vivais chez mes parents avec mes cinq demi frères et soeurs dans une grande maison située dans la banlieue de Nashville (Tennessee). De la fenêtre de ma chambre, on voyait des chevaux courir dans une vaste prairie. C’était le paradis sur Terre. Ca l’est toujours d’ailleurs. J’ai du déménager à cause de mon travail en compagnie de mes parents. Il n’y a que ma grand-mère qui est restée au ranch. C’est elle aujourd’hui qui a la charge de s’occuper de notre écurie ! Je monte à cheval depuis l’âge de deux ans. Et si je n’avais pas été artiste, je crois que je me serais lancée dans l’élevage du meilleur ami de l’homme !

Qu’est-ce qui vous agace le plus à Los Angeles ?

La circulation et les gens qui me klaxonnent parce que je me traîne dans ma voiture. Que voulez-vous, je viens de la campagne. Je prends le temps de vivre ! A quoi bon rouler comme une folle et cracher du CO2 quand on sait que de toute façon, la route sera embouteillée. Quand je vois des automobilistes, le pied au plancher, passer d’une file à l’autre, j’ai envie de leur dire, une fois que j’arrive à leur niveau : « Ca t’a servi à quoi d’avoir doublé tout le monde car, non seulement tu es bloqué mais en plus tu as consommé plus d’essence ! ».

Il paraît que vous auriez refusé récemment un cadeau de votre maman parce qu’il n’était pas « eco-friendly » ?

Vrai. Pour mes 16 ans, ma mère m’a offert un superbe 4×4. Sympa « mom ». Mais comme c’est le genre de voiture qui n’est pas en adéquation avec mon engagement écologique, je lui ai demandé de la rendre. Avec les manières bien entendu. Franchement, je préfère de loin ma Toyota Prius à moteur hybride. Voiture que j’ai customisé avec des autocollants Kitty le Chat !

Parlez-nous de « Wake up America » ?

C’est une chanson que j’ai écrite pour sensibiliser les jeunes  à l’environnement. Avec une amie, Mandy, nous avons même tourné un petit clip visible sur youtube ou dailymotion.

[dailymotion]http://www.dailymotion.com/video/x6l3q9_miley-and-mandy-show-wake-up-americ_music[/dailymotion]

L’objectif est simple, faire comprendre que cette planète où nous vivons a besoin d’un sérieux coup de main !  Nous avons eu des millions de connections et nous avons même vu certains blogs de lycéennes rejouer ce clip dans leur propre contexte, contribuant ainsi à faire passer le message. Beaucoup de jeunes me demandent « Mais que pouvons-nous faire concrètement pour que les choses bougent en matière d’environnement. Nous sommes trop jeunes et ce n’est pas nous qui détenons le pouvoir ». Ce à quoi je réponds : « Vous vous trompez lourdement. Changez vos habitudes, mobiliser vous, unissez-vous et vous verrez que vos actions collectives influenceront votre entourage. A commencer par les adultes ».

Que préconisez-vous dans ce clip ?

Les internautes qui l’ont visionné ont entre 8 et 16 ans. Une tranche d’âge où, généralement, on « imprime » bien les choses. Dans ce clip, je donne des conseils comme débrancher son téléphone portable ou tout autres appareil, une fois qu’ils sont bien rechargés. Non seulement, vous économiserez l’énergie mais en plus vous préservez votre batterie !  Avec Mandy, nous suggérons aussi de privilégier les douches aux bains.  Vous gaspillerez comme cela moins d’eau. Pensez également à réutiliser vos bouteilles en plastique. Enfin, achetez « on line », ça évite les déplacements en voiture et donc de contribuer au réchauffement de la planète.

Et vous sentez que ça bouge ?

C’est évident ! De plus en plus d’étudiants aujourd’hui qui sont adeptes du car-pool. Une voiture qui véhicule six filles, c’est toujours mieux que six filles qui conduisent six véhicules pour se rendre au même endroit ! Vous savez quoi ? Je constate même que beaucoup privilégient désormais la marche. En particulier dans les grandes villes. Notre problème, à nous les hommes, c’est que nous nous sommes restés trop longtemps déconnectés de la nature. Lorsqu’on a les deux pieds sur le sol, on perçoit notre monde pourtant tellement mieux qu’en étant les fesses dans un train ou dans une voiture ! On ressent certaines énergies qui ont un effet positif sur notre mental. Comme les animaux, on comprend mieux surtout que la planète et nous devons restés « connectés ». La Terre est notre maison. Nous n’en avons qu’une. A l’instar de la vie. Restons à son écoute…

A part ça, toujours végétarienne ?

Non, je ne le suis plus depuis que j’ai compris qu’une fille née dans le Tennessee ne pouvait définitivement pas renoncer à un bon steak frites. Là bas, on plonge tout dans l’huile. C’est tellement meilleur ! Je sais, je sais, sur ce coup-là, je ne suis pas un bon exemple. (rires) !
Propos recueillis par Frank ROUSSEAU à Los Angeles

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Frank ROUSSEAU, grand reporter et pur produit de la mondialisation ! Elevé en partie en Afrique, au Canada, en Nouvelle Calédonie. Eduqué en France puis dans les Universités américaines, il se passionne ensuite pour l’histoire de l’art et celles de civilisations avant d’intégrer le Figaro Quotidien. Journaliste freelance, il partage désormais son temps entre l’oligopole de Los Angeles et un petit village des Yvelines…