Le mauvais temps emportera plus que le vent

Storm - google imagesTornades et tsunamis géants, hivers glacials, turbulences aériennes dantesques… Non, ce n’est pas le dernier scénario du film catastrophe tout droit venu d’Hollywood, mais bel et bien ce qui nous attend dans un futur plus que proche.

Voilà le message de la Conférence scientifique publique mondiale sur la météorologie 2014, qui s’est tenue à Montréal sur le thème : « La météo, quel avenir ? ». Le réchauffement climatique et le rôle que l’Homme y joue n’étant plus à prouver, les scientifiques présents se sont intéressés à notre impact sur la météo des prochaines années.

top-logo-fr_02_02 - google imagesLa température à la surface de notre planète a augmenté de 0,47°C entre 2000 et 2010. Cela paraît peut-être peu, mais cette hausse provoque une accélération de l’évaporation de l’eau, qui devient nuage puis retombe en pluie ou en neige. Ce phénomène qui « rythme » la météo se retrouve ainsi déréglé et entraîne des événements climatiques de plus en plus extrêmes. Et le pire est à venir, car la plupart des estimations indiquent une hausse des températures de 2°C d’ici 2050 ! Le front polaire qui a frappé l’Amérique du Nord cet hiver (où l’on a atteint les -38°C, soit bien plus froid qu’au Pôle Nord !), les tornades et tsunamis géants qui se multiplient dans le Pacifique, ou encore les inondations qui délogent des millions de personnes chaque année partout dans le monde ne sont donc pas des occurrences exceptionnelles, mais plutôt un mini-aperçu du futur. Mini, car ce n’est que le début.

thumbs_dinosaurs_noahs_ark - google imagesCette amplification des phénomènes météorologiques aura aussi un impact sur les transports. Les avions voleront dans des zones de turbulences plus fortes et deux fois plus fréquentes qu’auparavant et les bateaux devront, quant à eux, régulièrement faire face à des vagues hautes de plus de 40 mètres, chose impensable il y a encore quelques années.

Il ne reste plus qu’à espérer que ces prédictions apocalyptiques puissent enfin convaincre ceux qui ne croient toujours pas au réchauffement climatique, comme bon nombre de sénateurs aux USA, par exemple – ce coup-ci, l’arche de Noé ne suffira pas.

Et si ça ne vous fait toujours pas réfléchir, voici, mesdames et messieurs (mais surtout mesdames), Léonardo di Caprio pour vous expliquer pourquoi il faut limiter nos émissions de CO2 – en anglais, certes, mais vous pouvez activer les sous-titres.

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Eddy Delcher

Après un séjour de sept ans en Angleterre et en Afrique du Sud au cours duquel il obtient un diplôme en journalisme, Eddy revient en France afin de poursuivre ses études. En 2014, il rejoint l'équipe de Néoplanète et contribue régulièrement au CNRS International Magazine ainsi qu'au journal du CNRS depuis 2012.