Série Mariage n°1 :

Mariage écolo : tous nos bons plans

La saison des mariages est ouverte ! Mais pour qu’ils ne riment pas avec gaspillage voici quelques conseils pour organiser une cérémonie durable. Par ici bijoux et robes somptueuses !

©Allan Ajifo
©Allan Ajifo

Le mariage est un symbole d’engagement, un grand moment de fête auquel la planète n’est pas souvent invitée. Face aux problématiques budgétaires, la plupart des jeunes mariés prennent peu en considération l’environnement. Certains couples écolos ont pourtant lancé en 2009 la tendance du green wedding. Très en vogue en Californie, elle peine à faire son chemin en France. Pour les sceptiques, voici une liste de conseils qui montrent qu’un mariage vert est possible.

Des alliances propres

©Kim Alaniz
©Kim Alaniz

Une alliance oui, responsable, encore mieux ! Si les diamants ont toujours autant la cote et sont omniprésents dans les bijouteries, il s’agit de bien les choisir. Il est impératif de connaitre la provenance de la pierre car les diamants de guerre sont bel et bien présents sur le marché. Acheter même par accident ce genre de marchandise, c’est financer les armes d’un conflit. Pas de panique, il existe une certification : le Processus de Kimberley qui réunit 75 pays, des ONG et des représentants de l’industrie du diamant. Elle prend en compte les lots de diamants brut n’ayant pas servi à financer les armes de factions rebelles contre un gouvernement. Le label doit être présent sur la facture. N’hésitez pas à demander une garantie écrite du magasin stipulant que le diamant n’est pas issu d’un conflit.

Cependant le diamant ne fait pas l’alliance. L’or qui lui sert d’écrin doit être tout aussi propre, c’est-à-dire ne pas provenir de commerce illégal. Les conditions d’extraction peuvent aussi être douteuses comme l’utilisation de produits toxiques pour faciliter le retrait du minerai qui entraîne une pollution des sols et des eaux.

Une robe éthique

Robe de marié Bethsabée Beslon DR
Robe de marié Bethsabée Beslon DR

La robe de la mariée, c’est sacrée. Pourquoi ne pas porter celle de sa mère ou de sa grand-mère ? La créatrice Aurélie Vuillet propose de customiser d’anciennes robes de mariées afin de leur donner un nouveau visage. L’upcygling est à la mode ! Pour celles qui n’ont pas envie de payer une fortune pour une robe qu’elles ne porteront qu’une fois, il existe des solutions. Les sites Oh my robe et le Dressing club proposent une multitude de robes d’occasion, souvent de marque, avec des remises allant jusqu’à -70%. Le site Graine de coton permet, quant à lui, de louer robes et accessoires de mariée. Pour celles qui veulent vraiment du neuf, sans vider leur porte-monnaie, les collections capsules des marques de prêt à porter sont aussi belles qu’abordables.

Pour une robe unique et écologique, de nombreuses créatrices se sont mise en quatre pour réaliser des modèles de princesse en accord avec la nature. La marque Aranel créée par Caroline Lindenlaub, soutient les coopératives de commerce équitable au Cambodge et aux Philippines qui utilisent des méthodes traditionnelles sans produit chimique. Pour celles qui préfèrent les créations originales, la créatrice Marie Garnier réalise des robes « ensemencés » de graines de pavot ou de lin qui pourront ensuite être plantés. La plasticienne et styliste Bethsabée Beslon propose, quant à elle, des créations uniques faites à partir de feuilles et fleurs fraiches.

Messieurs, nous ne vous oublions pas ! Pour le costume, le lin est une valeur sûre, comptez aussi sur les matières comme la soie, le bambou, le bananier ou encore le chanvre issus de cultures biologiques. Le créateur Pascal Van leef propose par exemple des costumes aux lignes contemporaines tout en conservant des matières naturelles.

Retrouvez la semaine prochaine le second épisode de notre série mariage.

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Victoria Putz

Née dans la petite bourgade tranquille de Saint-Cloud, Victoria a vite aspiré aux voyages. Étudiante en journalisme et disciple de la presse écrite, elle roule sa bosse entre web magazines spirituels, culturels et généralistes. Après avoir passé deux mois à l’hebdomadaire TelQuel dans la très animée Casablanca au Maroc, elle entre à Néoplanète pour assouvir sa soif de culture environnementale.