Clap de fin pour le Marathon des Sables

Samedi 13 avril s’est achevé le 28e Sultan Marathon des Sables dans le Sahara sud-marocain, premier événement sportif international placé sous le signe de l’écologie grâce à l’énergie solaire et une véritable éthique environnementale.

espacemaroc

1091 coureurs, 45 nationalités, 223 km de course répartis en 6 étapes. Le tout sous 40 degrés en moyenne et en autosuffisance alimentaire.Des hommes et des femmes, âgés de 16 à 80 ans partent à la rencontre du désert, d’eux-mêmes et des autres pour partager une aventure humaine sans commune mesure. Certains viennent chercher la performance et tester leurs limites sur les pistes, les dunes ou les montagnes. D’autres sont là pour se ressourcer, se retrouver dans un voyage intérieur. Mais pour tous, qu’ils soient champions ou « simples » coureurs, le Marathon des sables, c’est avant tout « une grande réunion de  famille autour d’une passion : le sport » explique Karim Mosta, marathonien, vieil habitué du MDS.

 

Un bivouac solaire

©samamaAu Sultan Marathon des Sables, pas question de laisser dans le désert d’autres traces que celle des pas des coureurs. Engagée depuis une dizaine d’années dans une démarche de développement durable, l’organisation a franchi une étape supplémentaire cette année. Pour la première fois, une grande partie du bivouac était alimentée à l’énergie solaire.

La compagnie suisse Iland Green Technologies, spécialiste de l’énergie solaire portable, avait disposé deux champs photovoltaïques nomades. Installés à même le sol et ultra résistants à la chaleur intense du désert, ils ont pu alimenter une bonne partie de l’énergie du bivouac, notamment les ordinateurs et imprimantes pour la presse, les ordinateurs de chronométrage des coureurs ou encore l’éclairage du camp le soir. « Pour cette partie du camp, il n’y avait ni pollution en CO2, ni pollution sonore » explique Patrick Bauer, directeur de la course.

Daniele Oppizzi, directeur d’Iland abonde dans ce sens. « Cette année, nous avons produit une bonne partie de l’énergie. C’est un progrès considérable puisque l’année dernière, nous n’étions même pas présents. L’objectif pour l’an prochain, c’est de produire l’intégralité de l’électricité nécessaire, sur le bivouac et pendant l’épreuve » affirme-t-il.

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Mathilde Samama, étudiante en dernière année à Sciences PO, en Master Développement Durable.