Série dégeu n°1 :

Manger son placenta, fausse bonne idée ?

Aux oubliettes les vitamines ! Les gourous d’Hollywood le disent, le placenta c’est le remède aux petits soucis post-grossesse… jusqu’à l’indigestion. Premier épisode de notre Série dégeu.

Flickr

Aux Etats-Unis la grande tendance des mamans branchées, c’est de manger leur placenta après l’accouchement. Oui, vous avez bien entendu. Cuit ou séché, en soupe ou en smoothie, et, pour les plus frileuses, en gélule. Le business est déjà en marche et les entreprises se frottent les mains. Sans surprise, ce sont les stars qui ont lancé ce mouvement de placentophagie. Mais à quoi sert de manger cet organe ? La plupart des femmes ayant tenté l’expérience expliquent une réduction des douleurs post-natales et une absence du syndrome du baby blues. Un produit presque miracle en somme.

C’était sans compter sur une récente étude de l’université Northwestern, aux Etats-Unis, qui n’a pas manqué de détruire toutes ces légendes urbaines. Le constat de Cynthia Coyle, l’une des principales auteures, est sans appel : « les femmes ne savent pas ce qu’elles mangent ». Selon elle, la seule expertise montrant des effets bénéfiques pour la santé suggère une ingestion totale du placenta juste après l’accouchement, c’est-à-dire cru et sanguinolant. Miam.

Pilules de placenta ©Dan Ox

Pour les moins motivées, la récupération du placenta peut présenter un autre problème : la poche, essentielle au développement de l’enfant, fait barrière aux bactéries et virus en tout genre. Pour l’instant, il n’existe aucune analyse sur la conservation de l’organe éphémère. Il peut donc y avoir un risque de contamination bactérienne. Bref, si vous rêvez encore d’un curry au placenta, réfléchissez-y à deux fois, d’autant plus que la loi française interdit d’en manger, sous peine de 2 ans de prison et 75 000€ d’amende. Sinon, les fraises, c’est bien aussi.

 

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Victoria Putz

Née dans la petite bourgade tranquille de Saint-Cloud, Victoria a vite aspiré aux voyages. Étudiante en journalisme et disciple de la presse écrite, elle roule sa bosse entre web magazines spirituels, culturels et généralistes. Après avoir passé deux mois à l’hebdomadaire TelQuel dans la très animée Casablanca au Maroc, elle entre à Néoplanète pour assouvir sa soif de culture environnementale.