Mails, recherches en ligne, clé usb : quels impacts sur la planète ?

Surfer sur le web, envoyer un mail, télécharger des documents, les partager… Toutes ces actions polluent. Les technologies de l’information et de la communication (TIC) contribuent ainsi à hauteur de 2 % aux émissions européennes de gaz à effet de serre, selon un rapport de septembre 2008 réalisé par l’agence d’évaluation environnementale BIO Intelligence service pour la Commission européenne. Ce chiffre devrait doubler d’ici 2020, si nous ne changeons pas nos comportements.

Les 8 conseils de l’Ademe

1° Misez sur la durée ! Maximisez autant que possible la durée de vie de vos équipements informatiques. En passant de 4 ans à 7 ans d’utilisation pour un ordinateur, les impacts environnementaux d’une requête Web classique sont réduits d’environ 20 à 35%.

2° Evitez d’imprimer systématiquement chaque document, quelle que soit sa nature. L’un des postes majeurs d’émissions de gaz à effet de serre liés aux emails réside dans leur impression. Réduire de 10 % le taux d’impression permet d’économiser 5 tonnes équivalent CO2 sur un an dans une entreprise.

Evaluez rapidement la taille du document reçu avant de privilégier la lecture à l’écran ou l’impression. Favorisez la lecture à l’écran par rapport à l’impression pour des documents de type «présentation Powerpoint». Ces documents contiennent souvent peu de texte et nécessitent donc un temps de lecture relativement court. A l’inverse, si le temps de lecture est supérieur à quatre minutes, privilégiez l’impression recto/verso, deux pages par face. Pour une lecture personnelle, penser à l’impression en mode brouillon.

3° Optimisez vos recherches sur Internet. Un internaute français effectue ainsi en moyenne 2,6 recherches sur Internet par jour, soit 949 recherches par an, selon l’institut Médiamétrie, ce qui équivaut à 10kg de CO2 par internaute et par an.

Enregistrez en « Favoris » les sites fréquemment consultés, ou alors entrez directement l’adresse url dans la barre de navigation, plutôt que de recourir à un moteur de recherche. Ciblez vos recherches, via des mots clés précis, de manière à limiter la sollicitation des serveurs du moteur de recherche utilisé.

4° Rationalisez vos mails. En moyenne, 247 milliards de courriers électroniques ont été envoyés par jour dans le monde en 2009, en prenant en compte les spams. Un chiffre de 507 milliards est anticipé pour 2013, selon le site Arobase. Compressez un document de taille importante avant son envoi pour réduire la taille de la pièce-jointe. Plus elle est lourde, plus le mail pollue. Préférez l’envoi d’un lien hypertexte à celui d’une pièce jointe.

En France, chaque salarié, dans une entreprise de 100 personnes, reçoit en moyenne 58 courriels par jour et en envoie 33. A raison d’une taille moyenne d’1 Mo, l’Ademe a calculé que ces envois d’emails dans le cadre professionnel génèrent chaque année 13,6 tonnes équivalent CO2 par entreprise, soit environ 13 allers-retours Paris-New York.

Veillez aussi  à optimiser le nombre de destinataires par courriel. « Réduire de 10 % l’envoi de courriels incluant systématiquement son responsable et un de ses collègues au sein d’une entreprise de 100 personnes permet un gain d’environ 1 tonne équivalent CO2 sur l’année », note l’Ademe.

5° Nettoyez régulièrement votre messagerie électronique, pour ne pas stocker inutilement de vieux mails. Plus le courriel est conservé longtemps, plus son impact sur le changement climatique sera fort.

6° Misez sur les green labels. A l’achat, choisissez de préférence un ordinateur certifié par l’écolabel européen ou Energy Star.

7° Soyez attentif à la fin de vie de son ordinateur, considéré comme un déchet électronique : le dépôt en déchèterie ou le retour en magasin sont deux options possibles.

8° Evitez de multiplier les clés USB de type publicitaire, ou alors réutilisez-les. Utilisez des clés de taille adaptée à vos besoins. Au total, transmettre un document de 10 Mo à une personne via une clé USB de 512 Mo émet 11 g d’équivalent CO2. Dans le cas d’un fichier transmis à 1000 personnes, lors d’un colloque par exemple, les émissions grimpent et équivalent celles engendrées par un trajet de 80 kilomètres en voiture. Peu importe que la clé soit en bambou, en PVC ou en aluminium, le bilan carbone reste quasiment le même !

*L’approche de l’Ademe prend en compte le cycle de vie, c’est-à-dire la fabrication des équipements, leur usage et leur fin de vie. Un exemple ? Pour calculer la pollution liée à l’envoi des mails, sont ainsi pris en compte l’utilisation d’énergie engendrée par le fonctionnement des ordinateurs de l’émetteur et du destinataire, la production de cet ordinateur et notamment de ses composants électroniques, ainsi que le fonctionnement des data centers, qui stockent et traitent les données.

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