Ma liste de courses de Noël

Mes viandes

 

La dinde

Finis oies et poulets à Noël, la dinde a su conquérir les tables françaises. Aujourd’hui, nous en mangeons chacun 5 kg par an.

On aime :

  • Garder les abats sur une volaille entière pour réaliser de la farce et éviter le gaspillage.
  • La dinde fermière, élevée en plein air, et sa chair tendre.

On aime moins :

  • Les marques Duc ou Doux (Père Dodu) qui, selon Greenpeace, ne certifient pas que leurs produits ne proviennent de bêtes nourries sans OGM.
  • Les dindes élevées intensivement dans des bâtiments sans fenêtre, où elles sont contraintes de vivre sur une litière humide et sale qui entraine des ulcères aux pattes, de l’agressivité voire du cannibalisme.

 

Le chapon et la poularde

Repas de fête par excellence, le chapon convient pour les grandes tablées. Mais pas besoin d’avoir les yeux plus gros que le ventre : avec six ou huit invités, un chapon fermier de 2,5 kg fera l’affaire. Pour les petits comités, le mini-chapon (croisement entre un coq et une poule naine) suffira.

On aime :

  • Le poulet est la seule volaille qui bénéficie du Label de Bresse, une Appellation d’origine contrôlée (AOC) qui englobe une partie des départements de l’Ain, du Jura et de Saône-et-Loire. Du 100% made in France !

On aime moins :

  • L’ablation des organes de reproduction subie par ces animaux au bout de 9 ou 10 semaines, pour aider à leur prise de poids et à augmenter leur masse musculaire.

 

Le canard et l’oie (pour le foie gras)

Produit du terroir français par excellence, le foie gras est basé sur la souffrance animale, et 80 millions d’oies et de canards sont tués chaque année pour en fabriquer. Il reste pourtant un incontournable de Noël pour beaucoup.

On aime :

  • Sébastien Kardinal a inventé la version vegan du foie gras, le « Tofoie gras ». Un peu de tofu, de la margarine, des épices, du vin et du cognac, et le tour est joué ! (la recette, sur neoplanete.fr)
  • En Espagne, la Pateria de Sousa produit un foie gras proche du « bio » (même si cela n’existe pas, du fait de l’irréversibilité du gavage) : nourriture de plein air et aliments caloriques (type figues, miel…) sont au menu. Résultat : pas de gavage ! (Le produit n’est pas commercialisé en France. Plus d’infos : http://www.lapateria.eu/products.html).

On aime moins :

  • L’élevage en batterie dans des cages où les animaux ne peuvent pas se lever, se tourner ou étendre leurs ailes.
  • Le gavage, qui rend ces oiseaux malades et provoque des stéatoses hépatiques (accumulation de graisse dans les cellules du foie).
  • En France, 40 millions de canetons femelles seraient éliminés, selon l’association L214. Leur foie, trop nervuré, est jugé inadapté à la production.
  • Attention aux étiquettes : deux-tiers des foies gras que nous consommons viennent de Hongrie,  mais sont transformés en France. Ils sont élevés de façon industrielle, ce qui fragilise les producteurs français.
Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Pin on PinterestEmail this to someone