L’Unicef interpelle les candidats à la présidentielle

A l’occasion de l’élection présidentielle, l’Unicef appelle les Français à signer un manifeste pour l’enfance. L’ONG espère ainsi inciter les politiques à prendre de vrais engagements pour la protection des enfants. Dix engagements sont réunis dans cet appel aux candidats.

Pour inciter les candidats à s’impliquer dans la protection de l’enfance, l’Unicef a besoin du grand public. En ligne depuis quelques jours seulement, le manifeste de l’Unicef a déjà réuni les signatures de plus de 1 000 citoyens français. Et ce n’est qu’un début. L’ONG espère en réunir beaucoup d’autres pour impliquer les politiques.

En parallèle des signatures des électeurs, l’Unicef fait du porte à porte avec les groupes politiques. Chaque candidat est sollicité pour signer le manifeste, le même que signent les Français sur Internet. Les propositions de l’Unicef relèvent surtout de l’application de la Convention des droits de l’enfant. Il s’agit de réaffirmer l’engagement de la France concernant la protection de l’enfance sur son territoire.

 

 

Dix engagements pour protéger les enfants
Les résolutions réunies dans le manifeste concernent principalement le territoire français (aide pour les enfants en situation de handicap, conforter le droit à la santé, protéger les droits des mineurs migrants en France, etc.). Seul le 10ème engagement concerne les actions internationales de la France. Le premier engagement réclame un ministère dédié à l’enfant. Jacques Hintzy, président d’Unicef France, explique que « six institutions sont concernées par les questions de l’enfance. Il faudrait une instance qui coordonne tout cela pour une meilleure application des dispositions prises en faveur de l’enfance ».

Dans la 9ème proposition, tirant les leçons du tremblement de terre d’Haïti en 2010, l’Unicef revendique un moratoire pour geler les adoptions quand il y a ce type de catastrophe. « Après une catastrophe, les pays sont désorganisés et parfois, des enfants se retrouvent séparés de leur famille mais ne sont pas orphelins. Nous pensons qu’il vaut mieux éviter les adoptions pendant un an ou deux pour permettre au pays de se réorganiser et d’être sûr que les enfants ont perdu leurs parents et qu’il n’y a pas de solution nationale pour eux », commente Jacques Hintzy.

 

Envie de signer le manifeste ? Pour cela, il suffit d’aller sur le site www.unicef.fr et en quelques clics, votre nom s’ajoutera à la liste des citoyens qui défendent les bouts de choux.

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