L’olinguito : un nouveau petit carnivore, déjà menacé

Olinguito - Flickr

Déjà observé et étudié, ce petit animal à la tête d’ours sur un corps de chat vient pour la première fois d’être identifié. L’olinguito devient ainsi le premier petit carnivore identifié en Amérique, depuis 35 ans. Malheureusement, son espace naturel étant menacé, cette petite bête l’est aussi. 

Le mammifère, présenté dans une étude scientifique de l’institut Smithsonian, parue  jeudi dernier dans la revue Zookeys, fait partie de la famille des Procyonidés.

« La découverte de l’olinguito montre que le monde n’est pas entièrement exploré, et que certains de ses secrets les plus fondamentaux ne nous ont pas été révélés », explique le responsable de l’étude, Kristofer Helgen de l’institut Smithsonian, après plus d’une décennie de recherches.

Les informations sur l’animal sont encore limitées

Cette petite boule de poils, d’environ 30 centimètres ne pèse qu’un kilo et se nourrit principalement de fruits, mais aussi d’insectes et de nectar. Vivant à des altitudes comprises entre 1500 et 3000m, on le retrouve sur les pentes de la cordillère des Andes, caché dans la forêt de nuage qui s’étend entre la Colombie et l’Équateur.

« Les données des anciens spécimens répertoriés nous donnaient une idée de l’endroit où chercher, mais ça nous paraissait revenir à chercher une aiguille dans une botte de foin », précise Roland Keys, co-organisateur de l’expédition et directeur du laboratoire de la biodiversité et de l’observation de la terre du Muséum des sciences naturelles de Caroline du Nord.

Chanceux lors de leurs recherches, les scientifiques ont pu brièvement observer les olinguitos dans leur milieu naturel. Un milieu menacé, sous la pression de l’homme. Les chercheurs estiment que 42 % de leur habitat historique ont déjà été convertis en zones urbaines ou agricoles. « Nous espérons que l’olinguito servira d’espèce ambassadrice pour les forêts de nuage de l’Équateur et de la Colombie, attirant l’attention du monde sur ces habitats en danger », confie Helgen. Nous l’espérons aussi…

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Après des études de journalisme à Paris et Dublin, Julie s'est lancée comme correspondante pour des sites d'informations québécois, couvrant l'actualité française. En 2013, elle revient sur les bancs de Néoplanète, qu'elle avait déjà arpentés quelques années plus tôt. En parallèle, elle cultive son blog, consacré au voyage.