Eclipse sur l’énergie solaire

L’éclipse de vendredi va entre 9h30 et 12h cacher jusqu’à 80% du soleil en Europe, causant ainsi une perte de capacité de 34 000 mégawatts (MW) de la part des panneaux photovoltaïques du continent. De quoi remettre en question la viabilité de ce système.

wikipedia

La France dépend peu de l’énergie solaire, donc les 2000 MW manquants, soit l’équivalent de deux réacteurs nucléaires, ne poseront pas de problème de gestion. L’Allemagne, en revanche, va devoir face à un trou de 17 000 MW, soit près de la moitié de l’énergie normalement générée grâce au soleil et l’Italie perdra quant à elle 7000 MW. Bien que d’autres moyens de production puissent être rapidement activés (énergie hydraulique, principalement), il est possible que la France exporte de l’électricité pour aider ses voisins.

Pas d’alerte, donc, et peu de chance de coupures, mais cela met tout de même en évidence les limitations des centrales solaires. Selon vous, peut-on dépendre des énergies renouvelables pour la majorité de notre production d’électricité ?

Quelques infos à connaître sur l’éclipse de vendredi :

  • L’éclipse commencera en France aux alentours de 9h20 et sera à son maximum entre 10h15 et 10h30
  • Elle sera visible depuis tout le territoire, mais mieux observable dans la partie nord/nord-ouest de la France, englobant Rennes, Paris, et Lille.
  • Est-il utile de rappeler qu’il ne faut pas regarder une éclipse à l’œil nu ? Seules des lunettes de protection certifiées CE feront l’affaire (pas de radio, CD, ou lunettes de soleil).
  • Les premières références aux éclipses solaires datent de 1050 av. J-C., en Chine.
  • Bonus : Christophe Colomb aurait, selon la légende, été sauvé par une éclipse lunaire lors d’une expédition en Jamaïque. Les locaux, devenus hostiles, refusaient d’apporter de la nourriture à son équipage. Colomb, ayant constaté dans son almanach qu’une telle éclipse allait se produire, aurait alors menacé de faire disparaitre la lune lors de la prochaine nuit si les indigènes n’obéissaient pas. Oui mais voilà : son almanach utilisait les horaires de Nuremberg, en Allemagne, et l’explorateur n’était donc pas du tout sûr de son coup. On imagine bien son énorme soupir de soulagement lorsque le phénomène se produisit comme il l’avait annoncé et que les locaux, apeurés, lui apportèrent de quoi manger.
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Eddy Delcher

Après un séjour de sept ans en Angleterre et en Afrique du Sud au cours duquel il obtient un diplôme en journalisme, Eddy revient en France afin de poursuivre ses études. En 2014, il rejoint l'équipe de Néoplanète et contribue régulièrement au CNRS International Magazine ainsi qu'au journal du CNRS depuis 2012.